Une révélation qui a changé sa vie !

Véronique Vaillancourt, stagiaire au Boulot vers… en 2001

Jointe il y a quelques jours au téléphone, Véronique fait une pause et commence son récit. « À 21 ans, j’arrive de la rue, au Boulot vers… J’ai un parcours désordonné : Centres Jeunesse de 15 ans à 18 ans, consommation de drogue, puis désintoxication, courtes jobs suivies de chômage. J’ai un secondaire 5, c’est tout.

« Je n’avais jamais touché à l’ébénisterie avant, ni même travaillé manuellement. C’est Yvon, le contremaître de l’atelier, qui m’a montré la base. J’ai eu un vrai coup de cœur ! Après six semaines au Boulot vers…, je suis devenue chef d’équipe ! C’est pour dire !

« C’est là que j’ai appris à travailler avec les autres, à développer mes habiletés. J’ai tassé ma timidité : l’estime de soi a pris le dessus ! » En riant bien fort, Véronique rajoute : « Le Boulot vers… m’a poussée dans le derrière, m’a brassée ! J’ai vraiment eu un déclic ! On ne m’a pas juste aidée à trouver du travail, on m’a appris un métier, et j’ai enfin découvert ma passion ! »

À la fin de son stage, elle fera la connaissance d’un jeune stagiaire : « Marc-André Provencher est entré quand j’ai quitté. Il est mon conjoint depuis, et avec lui, on a un fils, Rémi, dix ans. Marc-André a poursuivi et fait un DEC en soudage montage, il travaille maintenant dans la construction, en échafaudage pneumatique. »

Véronique ne s’en cache pas, c’est une véritable « révélation » qu’elle a vécue au Boulot vers…, qui a changé sa vie. Elle a appris un métier qu’elle exerce maintenant, et ce, depuis 12 ans, aux Ateliers d’Antoine, autre entreprise d’insertion spécialisée en aménagement de terrasse et produits horticoles, mobiliers de jardin, compostières.

Si elle avait un message à livrer aux jeunes qui se présentent au Boulot vers…, quel serait-il ? « Des fois, on craint de passer pour un faible en demandant de l’aide. Ou on a l’impression qu’on est au bout du rouleau. Mais il y a toujours quelque chose à faire — et les intervenants du Boulot vers… peuvent aider, ils sont là pour ça ! »

Aujourd’hui, Véronique se projette avec beaucoup d’énergie et d’équilibre. Elle souhaite redonner au suivant : « Je suis épanouie dans mon travail, dans ma vie, j’ai ma petite maison à Chambly. J’ai le goût de suivre des cours du soir à l’université en gestion. Je pense aussi démarrer un projet comme Boulot vers… sur la rive sud, me lancer en entrepreneuriat !… »