Une affaire de jeunes, de courage et de cœur

anne-marie mottet - Le boulot vers

Anne-Marie Mottet, contractuelle, R&D, 2003-2017

 

Anne-Marie Mottet raconte que son premier contact avec Le Boulot vers…, en 2003, a été l’invitation à écrire le livre portant sur les 20 ans d’histoire de l’organisation[1].

Elle qui avait déjà œuvré dans plusieurs organismes communautaires, souligne : « Ça m’a fait apprécier des éléments de gouvernance enviables, et surtout découvrir une histoire fascinante dans un quartier que je connaissais déjà, Hochelaga-Maisonneuve ».

Elle constate alors « une parfaite adéquation » entre l’histoire du quartier et celle du Boulot vers, dont elle prend alors la pleine mesure de l’engagement dans son milieu.

Au fait, Anne-Marie, qu’est-ce qu’on célébrait, aux 20 ans du Boulot vers ? « C’est l’organisation que le livre mettait en valeur. Une organisation fière et pionnière, ses origines, son développement. Encore aujourd’hui, le livre en témoigne et aide à comprendre cette organisation, sa démarche.

« Quand on m’a proposé mes premiers mandats comme collaboratrice, la directrice générale m’a dit : « Ta mission, c’est de garder les jeunes au centre de la recherche qu’on fait, de servir les jeunes. Que ce soit dans la rédaction des rapports ou dans les relations avec les bailleurs de fonds, notre travail était de montrer quels étaient les besoins des jeunes et en quoi l’organisation y répondait. »

« Au Boulot vers, j’ai côtoyé des gens merveilleux, à la direction, au conseil d’administration, parmi les intervenantes, toutes des personnes qui sont d’un indéniable dévouement et de grandes compétences. Ce que je retiens surtout, c’est que Le Boulot vers… fonctionne grâce à l’investissement des jeunes eux-mêmes. C’est une approche qui permet aux jeunes de s’accomplir, dès l’étape du recrutement jusqu’au stage complet de six mois. »

Et, selon elle, qu’est-ce qu’on célèbre en 2018, 15 ans d’activités plus tard ? « Pour le 35e, toute la lumière est faite sur les jeunes eux-mêmes, les stagiaires, leur réussite. Ces filles et ces garçons sont le cœur du Boulot vers. Toute l’organisation est tournée vers eux.

« C’est l’angle de travail avec lequel j’ai travaillé, dans les demandes de subvention, dans les soucis de l’organisation de renforcer la santé et la sécurité, de favoriser le recrutement. Ou de faire en sorte que les meubles fabriqués par les jeunes dans l’atelier soient stimulants pour eux, tant comme objets à fabriquer que comme source de développement d’habiletés manuelles et en ébénisterie. »

Lorsque qu’elle parle des jeunes, Anne-Marie s‘anime. « Les stagiaires au Boulot vers sont fascinants, extraordinaires ! Le jeune qui vient frapper à la porte de l’entreprise a déjà franchi un premier pas, il a un projet en tête, ou en tout cas, il est en démarche. Il a l’intuition que ça vaut la peine, qu’il va apprendre à se connaître. »

Il fera preuve de cœur et de courage, c’est certain.

Avec Anne-Marie finalement, c’est de cœur qu’on s’est entretenus. Du cœur d’un projet comme le Boulot vers… qu’elle a fréquenté dès le début de sa collaboration il y a 15 ans. Du cœur que manifestent les gens investis dans l’entreprise, par leur générosité et leur engagement. Enfin, du cœur au ventre des jeunes qui s’aventurent au Boulot vers et y vivent une expérience unique, riche, révélatrice et surtout courageuse.

[1] Le Boulot vers… 20 ans à meubler des vies, par Anne-Marie Mottet, 224 p., aux Éditions Boréal (2003). Exemplaires disponibles au Boulot vers seulement.