Témoins de la diversité humaine

Lise Belisle - Boulot vers

Lise Bélisle, directrice générale, Centre de la petite enfance populaire Saint-Michel CPE

Lise Bélisle est à la tête d’un organisme où elle travaille depuis près de 30 ans. Le Centre de la petite enfance populaire Saint-Michel CPE compte 220 places réparties sur trois installations. C’est l’un des plus gros au Québec et parmi les plus anciens, créé en 1973. On parle d’un budget annuel global de 3,5 M$.

C’est Le Boulot vers… qui a construit le mobilier de la troisième et plus récente installation ouverte en 2017, qui reçoit 80 enfants, animés par une équipe de 15 éducatrices. Pour l’entreprise d’insertion, il s’agit là d’un client important.

« Nos aménagements doivent répondre à des normes de sécurité très élevées, puisque nous travaillons avec des enfants de zéro à 5 ans, une clientèle très vulnérable. Nous avons des inspections régulières, exigeantes », explique Lise.

Faire affaire avec Boulot vers, qu’est-ce que ça représente pour le CPE Saint-Michel ? « D’abord, avant d’aller du côté privé, nous cherchons à encourager le plus possible les entreprises qui ont un impact social. À qualité professionnelle égale, nous nous préoccupons de contribuer à la formation des stagiaires du Boulot vers, qui cherchent à mettre en action leur apprentissage du métier. C’est une question de conscience sociale. Personnellement, je trouve que nos deux entreprises vont bien ensemble.

« J’ai pu voir travailler les stagiaires du Boulot vers. Ils sont fiers de leur production, soucieux de bien faire, minutieux. Il y avait beaucoup d’ajustements de modules à faire. Ils ont travaillé fort à bien répondre à la commande. Leur coordonnateur veillait à la qualité d’ensemble. Ils ont eu à faire preuve de réflexion, d’ingéniosité, prenant les mesures, adaptant, corrigeant. Ils ont super bien fait ça, tenant compte que c’était un gros chantier ! L’architecte et l’entrepreneur avaient été choisis entre autres pour leur ouverture à travailler avec des apprentis-stagiaires, ils ont été très contents.

« Dans le cas du contrat avec Boulot vers, nous avons eu un mobilier très bien fait, un service après vente plus attentionné que celui qu’on aurait eu du privé. Boulot vers a respecté la livraison de son travail dans les délais prescrits. Ce qui n’est pas le cas dans de nombreux projets avec le privé. J’ai une grande satisfaction quant à la qualité globale, comparable à tout ce qui se fait dans le privé ».

Cela dit, « nous sommes très impliqués dans le quartier et nous savons que les jeunes enfants qui passent chez nous vont avoir toutes sortes de parcours, pas habituels, pas nécessairement secondaire, cégep, université… plus longs à se révéler, artistiques, etc. La diversité des expériences est importante. Comme société, nous avons besoin de tout ce beau monde-là !

« Dans les entreprises d’économie sociale, il y a tout un aspect humain à la base: les jeunes qui suivent une formation dans une telle entreprise ne travaillent pas de la même façon, et ils ont une place à part dans une société comme la nôtre. Ils sont très humains, ils ont l’intelligence du cœur. Chez nous, ils sont fiers de ce qu’ils font, attentifs aux enfants. Ils réalisent la valeur de ce qu’ils font comme travail.

« Les jeunes qui se retrouvent au Boulot vers, en insertion en emploi, apprennent à travailler avec leur cœur. Ils témoignent de la grande diversité humaine. Ce genre d’entreprises me parle. Longue vie au Boulot vers ! »