Élections municipales : la poule et l’œuf

Jean Dorée Directrice Boulot Vers

Vendredi 13 octobre, Pierre Desrochers président du comité exécutif de la ville de Montréal et membre du conseil d’administration du Boulot vers pendant plus de dix ans, vient rencontrer nos stagiaires lors d’une vie de groupe. L’objectif? Échanger sur l’importance d’exercer son droit de vote dans une démocratie, particulièrement au plan municipal.

Pierre desrochers - Ville de Montréal

Un faible taux de participation de la part des jeunes aux élections municipales!

Le 5 novembre prochain, les Québécois-es iront aux urnes pour élire leurs représentants municipaux. En 2017, l’enjeu de la participation des jeunes aux élections municipales demeure : le Directeur général des élections du Québec fait présentement campagne pour inciter une majorité de jeunes à se rendre aux urnes. Aux élections municipales de 2013, la participation des jeunes gravitait autour de 34%, dans la tranche d’âge des 18-24 ans.

Comment expliquer cette performance? Les jeunes rencontrés par M. Desrochers disent ne pas voir l’intérêt d’aller voter, étant donné qu’ils ne se sentent pas représentés dans les politiques municipales. Pierre Desrochers rétorque que si les jeunes allaient voter, les politiciens prendraient davantage leurs opinions en considération, en mettant en place des politiques plus orientées vers les problématiques vécues par les jeunes.

Un souci de représentation aux élections municipales!

Myriam, intervenante psychosociale au Boulot vers s’étonne du vif échange entre le Président du Comité exécutif de la Ville de Montréal et les stagiaires. Notamment, elle relate les propos des stagiaires qui rebondissent sur l’invitation au vote de M. Desrochers: « Vous dites qu’il faut voter pour être représenté, mais que fait-on du cas des itinérants qui n’ont pas le droit de vote par exemple?». D’autres se demandent pourquoi l’école ne donne pas de cours d’éducation civique, qu’elle n’insiste pas sur l’importance du vote dans la société. Certains ajoutent qu’ils trouvent dommage de voir les affiches de campagne sans pouvoir en comprendre un traître mot. Finalement, certains soulignent le fait que leur statut de « résident permanent » les empêche d’exercer le droit de vote.

« Les jeunes n’ont pas forcément été influencés par la présence de M. Desrochers, mais cela a tout de même donné l’envie à certains, qui n’avaient jusqu’alors jamais voté, de se rendre aux urnes le 5 novembre » ajoute Myriam. Elle conclue en disant que cet échange permet aux jeunes de débattre entre eux et de réfléchir à ce que serait pour eux « une ville de rêve ». Une ville dans laquelle tous les sujets qui les touchent (tels que la santé, l’environnement…) seraient des enjeux de premier ordre.