Favoriser la persévérance

Marie-Ève Létourneau stagiaire en 2002 au Boulot vers

Marie-Ève Létourneau, stagiaire en 2002

C’est en 2002 que Marie-Ève Létourneau a fait son stage au Boulot vers…, « je travaillais sur le quart de soir, de 15 h à 23 h. J’aimais, ça me permettait de dormir plus tard le matin ! Mon stage complété, j’ai poursuivi en finition de meuble à l’école Père-Marquette ».

Ces expériences réunies lui ont permis de découvrir chez elle une sorte de vocation, puisque, côté emploi, elle a poursuivi en ébénisterie, au début avec un petit entrepreneur-artisan qui lui a causé des difficultés : « je n’ai pas été payée pendant des mois ! ».

Marie-Ève déplore ces situations, elles nuisent à la persévérance dans le travail chez les jeunes qui sortent de l’école. Un conseil, dit-elle : « Attention aux gens peu soucieux et profiteurs ! »

La travailleuse a quand même finalement joint de bons employeurs ! Ainsi, elle s’est retrouvée dans un atelier de finition de jets privés, une filiale de Bombardier, où elle a fait du polissage de pièces de bois pendant presque deux ans, métier appris au Boulot vers…

D’ailleurs, elle garde de son passage à l’atelier d’insertion un bon souvenir : « c’est là où j’ai commencé à apprendre la finition, à contrôler la qualité de mon travail, à fabriquer des meubles pour une bonne cause, comme des garderies ». Elle se rappelle bien la vie de groupe, aussi : le travail d’équipe, la complicité avec le personnel autour d’une bière à la fin du travail. Elle raconte avec joie avoir pu profiter de billets, elle et d’autres stagiaires, pour assister à un match du Canadien, et avoir pu voir Daniel Bélanger en spectacle, lors du concert-bénéfice annuel de l’entreprise.

Aujourd’hui, elle occupe un poste de commis logistique chez Canadian Tire sur Rachel, à Montréal. « Je suis mère mono-parentale, j’ai un enfant, un garçon, il a 5 ans. »

Du Boulot vers…, elle retient le soutien manifesté lorsque sa mère est décédée le 1er janvier de cette année-là : « J’ai été bien encadrée par la psychologue. Un bénévole (ancien employé) m’a aidé à faire l’urne en bois qui a recueilli les cendres de ma mère. Ça m’a touchée.»