Une si belle alternative

Éric Latour Portrait

Éric Latour, stagiaire au Boulot vers… en 1999, à 22 ans

En décrochage scolaire, l’école, ne lui convient pas!

« Jeune, j’ai abandonné l’école… Pour moi, ça ne marchait plus vraiment ! De nature autodidacte, je manquais d’intérêt, c’était trop protocolaire… Sauf l’éducation physique, l’école ne me convenait pas ». Éric Latour poursuit : il est alors allé du côté des cours en école privée, dans un programme en sonorisation, un domaine attirant mais qu’il connaissait peu, très technique. Il a surtout fini avec une grosse dette !
À ses propres dires, Éric était rempli de bonnes intentions, mais cela ne suffisait pas. Il était comme un « ion libre », sans circuit, sans réseau et surtout sans ressources intérieures suffisantes !

Apprendre un métier et à respecter les autres, devenir adulte !

Pour Éric, Le Boulot vers… a constitué « le début de ma vie autonome en tant que jeune adulte, alors que je me retrouvais tout seul, en appartement. J’ai appris la base d’un métier et celle du travail tout court : arriver tôt le matin à l’atelier, être ponctuel,
développer l’entraide et le soutien de ses pairs… ».
Avec les autres jeunes, « on se retrouvait comme dans un contexte où on créait de l’amitié ». Surtout, il a apprécié le support des travailleurs du Boulot vers…, des conseillères : « … elles nous apprenaient à nous épanouir, à nous développer, à aller cogner aux bonnes portes… Il n’y a pas vraiment de conditions similaires dans le marché régulier de l’emploi…».
« Je me souviens : j’étais allergique à la poussière, dans l’atelier. On a trouvé une solution : on m’a affecté au poste d’assistant commis de bureau. J’y ai développé de nouvelles aptitudes. J’ai même remplacé l’adjointe administrative, un temps, auprès de
la directrice générale. »

Aujourd’hui, Éric travaille dans la vente. Il ne regrette pas d’avoir essayé!

Éric résume cette période d’apprentissage : « J’ai pris confiance en moi. J’ai été exposé à des défis et je les ai relevés. J’ai vécu de belles expériences* ». « Si j’ai un conseil à donner aux jeunes, c’est : essayez ! Dans un contexte comme Le
Boulot vers…, on n’a rien à perdre ! »
Devenu un professionnel de la vente, Éric conçoit avec beaucoup d’enthousiasme qu’une entreprise comme Le Boulot vers…, avec sa mission unique, puisse prendre encore et encore de l’expansion…
Il souhaiterait vivement « … trouver des manières nouvelles de faire connaître des services comme ça. Il s’agit d’une si belle alternative à l’école, quand tu es un décrocheur ».

* Dans le cadre d’un projet spécial monté par Le Boulot vers… et animé par Sonia Fortier, alors directrice production ventes,

De l’entraînement physique au Boulot vers…

entrainement physique au Boulot vers

Être en forme en bougeant et en mangeant mieux!

En 2010, Le Boulot vers a ajouté un volet Entraînement physique à son programme d’intervention. À cette époque, le personnel constatait que les jeunes étaient peu en forme pour travailler dans l’atelier.

Le kinésiologue Thierry Gagnon est en charge depuis 2011 de l’entraînement physique des stagiaires. Il conseille également les jeunes sur leur alimentation et sur les douleurs physiques que ces derniers peuvent éprouver. Son travail, dit Thierry, aide les jeunes à créer des liens informels, à se connaître dans un autre contexte que celui du travail et à développer de bonnes aptitudes. Les stagiaires acquièrent plusieurs notions comme le respect de l’autorité, l’hygiène, la confiance en soi, l’esprit d’équipe, la motivation, la coordination et la tolérance envers ceux qui ont plus de difficultés.

Le volet Entraînement physique du Boulot vers… permet aux stagiaires de pratiquer une activité physique deux fois par semaine, chaque session dure une heure et quart. Les jeunes débutent l’entraînement physique à partir de la 3ème semaine de stage.

Les anciens ou/et les stagiaires désireux de faire davantage d’exercice physique peuvent s’inscrire au YMCA de la rue Hochelaga, à un tarif réduit.

 

 

Quand Le Boulot vers… répond aux besoins du SPVM

Réalisation du mobilier de la SPVM

En mode ébénisterie architecturale pour les stagiaires du Boulot vers…

Le Boulot vers… a mis en production, depuis le 10 octobre dernier, un contrat visant à meubler de nouveaux locaux du Service de Police de la Ville de Montréal.

« Le défi sur ce projet, nous livre le chargé de projet Alain Faille, c’est que tout le mobilier à produire est du sur-mesure. On sort des sentiers battus car les jeunes travaillent sur des matériaux différents et sur des conceptions de produits variés. D’un autre côté, de dire Alain, c’est très formateur pour les stagiaires qui pratiquent ainsi une ébénisterie architecturale. C’est toute une initiation pour ceux qui désirent poursuivre dans ce domaine; environ 80% des ébénisteries font de l’architectural à Montréal ».

Le mobilier sera livré dans la même bâtisse où réside Le Boulot vers, plus précisément à l’extrémité opposée de ses locaux. L’installation du mobilier a lieu dans deux semaines.

Merci au propriétaire de la bâtisse, les Camirand, qui a référé Le Boulot vers… au contracteur responsable de la nouvelle installation du SPVM.

 

Rencontre dans l’Est : Escale Famille Le Triolet et Le Boulot vers…

Meuble insertion sociale

En ce mois d’octobre, Le Boulot vers… salue la reprise des activités de l’organisme Escale Famille Le Triolet (EFLT), après une interruption liée à leur re-localisation.

EFLT est un organisme proposant aux familles « un lieu d’accueil, d’accompagnement, de référence et d’entraide ». Sa mission a pour but de favoriser le développement de l’enfant, tout en soutenant le rôle du parent. Ce sont plus de 170 familles de Mercier Ouest qui bénéficient des ressources et des services dans un milieu chaleureux.

En lui souhaitant longue et belle vie, Le Boulot vers… remercie L’Escale Famille Le Triolet pour la commande de leur cabanon extérieur, accompagné d’une table à pique-nique.

Élections municipales : la poule et l’œuf

Jean Dorée Directrice Boulot Vers

Vendredi 13 octobre, Pierre Desrochers président du comité exécutif de la ville de Montréal et membre du conseil d’administration du Boulot vers pendant plus de dix ans, vient rencontrer nos stagiaires lors d’une vie de groupe. L’objectif? Échanger sur l’importance d’exercer son droit de vote dans une démocratie, particulièrement au plan municipal.

Pierre desrochers - Ville de Montréal

Un faible taux de participation de la part des jeunes aux élections municipales!

Le 5 novembre prochain, les Québécois-es iront aux urnes pour élire leurs représentants municipaux. En 2017, l’enjeu de la participation des jeunes aux élections municipales demeure : le Directeur général des élections du Québec fait présentement campagne pour inciter une majorité de jeunes à se rendre aux urnes. Aux élections municipales de 2013, la participation des jeunes gravitait autour de 34%, dans la tranche d’âge des 18-24 ans.

Comment expliquer cette performance? Les jeunes rencontrés par M. Desrochers disent ne pas voir l’intérêt d’aller voter, étant donné qu’ils ne se sentent pas représentés dans les politiques municipales. Pierre Desrochers rétorque que si les jeunes allaient voter, les politiciens prendraient davantage leurs opinions en considération, en mettant en place des politiques plus orientées vers les problématiques vécues par les jeunes.

Un souci de représentation aux élections municipales!

Myriam, intervenante psychosociale au Boulot vers s’étonne du vif échange entre le Président du Comité exécutif de la Ville de Montréal et les stagiaires. Notamment, elle relate les propos des stagiaires qui rebondissent sur l’invitation au vote de M. Desrochers: « Vous dites qu’il faut voter pour être représenté, mais que fait-on du cas des itinérants qui n’ont pas le droit de vote par exemple?». D’autres se demandent pourquoi l’école ne donne pas de cours d’éducation civique, qu’elle n’insiste pas sur l’importance du vote dans la société. Certains ajoutent qu’ils trouvent dommage de voir les affiches de campagne sans pouvoir en comprendre un traître mot. Finalement, certains soulignent le fait que leur statut de « résident permanent » les empêche d’exercer le droit de vote.

« Les jeunes n’ont pas forcément été influencés par la présence de M. Desrochers, mais cela a tout de même donné l’envie à certains, qui n’avaient jusqu’alors jamais voté, de se rendre aux urnes le 5 novembre » ajoute Myriam. Elle conclue en disant que cet échange permet aux jeunes de débattre entre eux et de réfléchir à ce que serait pour eux « une ville de rêve ». Une ville dans laquelle tous les sujets qui les touchent (tels que la santé, l’environnement…) seraient des enjeux de premier ordre.