Sortir de sa bulle… leçon d’altruisme

Isabelle Bilodeau, stagiaire en 2002

« Travailler à la réception du Boulot vers… m’a amenée à côtoyer beaucoup de gens et à découvrir certaines qualités que j’avais : entregents, altruisme, communication. J’ai été choyée. Ce sont des outils qui m’ont énormément servi par après. »

C’est Isabelle Bilodeau qui raconte son stage. En 2002, elle a 26 ans : « Je suis l’une des plus vieilles de ma cohorte. J’ai fait un mois dans l’atelier et six mois à l’avant, à la réception. J’ai aussi été du groupe des huit stagiaires « chanceux » qui sont allés en France, dans le cadre d’un partenariat avec l’OFQJ de restauration du château de Lagarde.

« Ce fut une expérience haute en couleur, qui n’a pas eu de suite sur le plan professionnel, dans mon cas, mais qui a été très enrichissante sur le plan humain. Ça m’a amenée une autre vision des choses. » Philosophe, Isabelle rajoute : « J’ai fait mon petit bout de chemin et j’en ai tiré bon parti.

« Après le stage, je suis retournée aux études. Pour poursuivre, je suis allée au cégep, en administration financière. J’ai fait un stage chez Legris et associés, une firme de comptables agréés, à Lasalle ». Elle est reçue technicienne en gestion financière informatisée.

Travailleuse autonome et mère à temps plein

Puis, elle devient maman d’un petit garçon qui a aujourd’hui 9 ans. Pour pouvoir rester à la maison, elle pratique en tant que travailleur autonome.

De l’époque du Boulot vers…, que retient-elle ?

« Le grand dévouement de l’équipe, du personnel, Manon, la directrice, la psychologue. Il s’agit d’une générosité qui dépasse le commun des mortels. On est tellement dans nos coquilles, dans nos bulles ! Aujourd’hui, avec le recul, je vois encore mieux cette générosité, cet altruisme, c’est ce que j’ai gardé, qui m’a été si précieux. Voir que des gens peuvent travailler sans compter les heures, en pensant à faire du bien. À aider les autres. À essayer que ceux qui suivent aillent un petit peu plus loin. Même si c’est juste un pas, c’est beaucoup ! »

Touchant témoignage d’une personne que la vie amène à vivre une grande compassion et beaucoup d’humanité dans sa propre cellule familiale :

« Mon garçon est un peu différent, il a besoin de plus d’attention, d’un encadrement qui nécessite que sa maman reste à la maison. » Nicholas est autiste. Et ça comble la vie de sa maman : « Je dis toujours que Nicholas est un petit cœur sur deux pattes. C’est mon ange, et ce, même s’il nécessite plus d’attention qu’un enfant dit « normal ». Il est plein d’amour, d’étoiles dans les yeux ! Il vous fait chavirer en un sourire ! »