Respectée dans sa nature

Karolane Valiquette - Boulot vers

Karolane Valiquette, 25 ans, stagiaire au Boulot vers en 2018

C’est par Emploi Québec que Karolane a eu vent du Boulot vers la première fois, alors que, lors d’une entrevue avec une conseillère, elle manifeste vouloir devenir mécanicienne ou ébéniste. Elle n’a qu’un secondaire un complété.

« J’ai contacté Le Boulot vers… Ils m’ont rappelé, j’ai eu un rendez-vous. J’ai passé l’entrevue de groupe, puis l’entrevue individuelle. J’ai été choisie. »

Elle confie qu’elle avait alors une sorte de projet en tête : « Je voulais voir comment c’était, comme métier, parce que je souhaitais faire un DEP en ébénisterie. Aussi, je voulais avoir davantage confiance en moi ». Et ainsi, peut-être, pouvoir prendre les décisions qui la concernent de façon assurée, autonome ?

Au moment où nous nous rencontrons, Karolane a 25 ans et vient tout juste de terminer son stage au Boulot vers, au mois d’octobre. Karolane ne parle pas beaucoup, c’est une silencieuse, un peu anxieuse confie-t-elle : donner une entrevue pour elle est quelque chose qu’elle ne connaît pas. Elle raconte son histoire d’une façon retenue, timide.

À l’atelier d’ébénisterie, son cheminement a d’abord été social : « J’ai essayé de me dégêner un peu, sinon, j’aurais parlé à personne ! C’est venu avec le temps. »

Au Boulot vers, elle a fait son stage dans l’atelier, exclusivement. « J’ai appris à appliquer la laque. Puis j’ai touché au montage des meubles pendant quelques semaines, un travail de précision, faut que ça soit bien fait. J’ai fait la scie à panneau, puis toutes les machines.

« J’ai fait beaucoup de commodes, de meubles pour garderies, ça, j’aimais ça, faire ça, je savais que je travaillais à rendre les enfants heureux ! J’ai fait six mois dans l’atelier. J’ai appris beaucoup. » Pleinement motivée, elle dit être partie de zéro pour finalement acquérir la base solide d’un métier. Elle en est fière.

Et sur le plan du cheminement personnel, comment a été sa démarche ? « C’était un peu difficile. J’avais de la misère à croire en moi, à avoir confiance en moi. Mais ça me faisait du bien, je me sentais mieux dans ma peau. J’ai appris à aller vers les autres avec qui je peux bien m’entendre. C’est ma nature. Je suis discrète. Je l’accepte très bien. Je n’ai pas le goût de prendre une grande place dans un groupe. Au Boulot vers, je me suis sentie respectée dans tout ça. »

« Tous les gens que j’ai croisés au Boulot vers m’ont appris, tous m’ont aidé à être moi-même. Comme dans une grande famille. Ils vont rester dans mon cœur, les stagiaires, les formateurs, tout l’monde que j’ai connu là ! »

Ce qui s’en vient ? « Je travaille dans un nouvel emploi, je me sens à l’aise. Dans une shop d’ébénisterie. Dans le placage, que j’avais touché au Boulot vers. Je suis très contente de mon emploi, de l’endroit où je suis rendue, mon cheminement, ma personne, je suis fière de moi. Plus tard, j’aimerais partir une entreprise en ébénisterie, être à mon compte. C’est comme un rêve que j’ai en moi, que j’aimerais réaliser…

« À un jeune qui hésite, je suggère d’essayer. Il va rencontrer une bonne équipe. Ça serait bien qu’il y aille et qu’il sorte de là fort et égal : égal à tout l’monde, en respectant son rythme à lui. Je me suis sentie respectée au Boulot vers. »