L’expérience de pouvoir bien aligner son futur

David Clément - Le boulot vers

David Clément, directeur de production au Boulot vers, 1996-1998

David Clément a 23 ans et sort tout juste de l’université quand il voit l’annonce du Boulot vers : un poste de directeur de production s’ouvre dans l’entreprise. Il envoie son CV. Il est sélectionné, passe en entrevue devant le comité de sélection. Il sera retenu et entrera en fonction au Boulot vers en juin 1996.

Formé en génie industriel, préparé à occuper des fonctions d’opération et de logistique, il commencera par exercer… sa polyvalence !

« J’ai apprécié travailler au Boulot vers. En génie industriel, on apprend beaucoup de choses, on est formé pour remplir plusieurs tâches et fonctions.

« J’ai touché à tout rapidement, à l’intérieur de la même job, dès la sortie de mon bacc. J’ai identifié ce que j’aimais le plus, ce que j’aimais le moins, là où j’avais mes forces. J’ai rassemblé un beau bagage d’expériences professionnelles, dès le départ, et j’ai pu bien aligner mon futur. »

Avec du recul, travailler dans une entreprise d’insertion, c’est comment ? « Très motivant et très formateur. Ça m’a ouvert l’esprit. J’ai développé mon côté gestionnaire. Mon côté humain aussi. Pour avoir fait par la suite plusieurs entreprises, je peux témoigner que les situations vécues au Boulot vers se produisent partout ailleurs ! », confie David, dans un éclat de rire.

Côté leadership, à 23 ans, se retrouver directeur avec des jeunes stagiaires du même âge que soit, c’est difficile ? « Jeune, j’ai fait du hockey de compétition. J’ai travaillé en usine à partir de 16 ans, les longues heures sur le plancher, avoir chaud, être sale, être un employé de production, la réalité de stagiaire quoi, je connaissais. »

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, David est vice-président corporatif opérations de l’entreprise Solotech, qui compte 1 200 employés en Amérique du Nord. « Je ne vois pas la différence : cela demeure une seule et même gestion de personnel. Bien sûr, l’aspect productivité peut être différent. La pression n’est pas la même, mais les délais de livraison sont partout. Et s’ajoute un défi important : faire des meubles avec des jeunes qui n’ont pas de formation en ébénisterie. Il faut avoir les bonnes personnes dans l’atelier, compétentes et aussi un peu « psychologues » ».

Tenir un discours mobilisateur aux jeunes importe : « Ne jamais lâcher. Si tu es au Boulot vers, tu as déjà fait un bon pas vers l’avant. Fais-toi confiance au travail. La confiance en soit, accompagnée des efforts appropriés, ça produit des résultats surprenants !

« J’ai toujours gardé Boulot vers présent à l’esprit et dans mon cœur. J’en parle souvent. Je suis content de voir que l’entreprise existe encore, que la direction qui m’avait embauché est encore là. J’ai gardé à l’esprit de m’impliquer à nouveau, un jour, soit en lançant moi-même une entreprise d’insertion, ou en joignant un projet déjà existant. Mon expérience au Boulot vers a vraiment bien lancé ma carrière. De ce point de vue, je me sens redevant, et j’ai le goût de contribuer, en guise de remerciement. »