Les organismes communautaires : indispensables!

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Cette semaine, pour une deuxième année consécutive, les organismes communautaires font la grève.

Leur objectif : que le gouvernement soutienne adéquatement l’action communautaire par l’augmentation de son financement et le respect de son autonomie, tout en réinvestissant dans les services publics et les programmes sociaux.

Avec ses mesures d’austérité, le gouvernement québécois a mis à mal les services qu’offraient les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation. Dans ce contexte, les citoyens n’ont pas le choix de se retourner vers les organismes communautaires pour faire valoir leurs droits et obtenir des services. La demande augmente sans cesse, mais les organismes communautaires n’arrivent pas à y faire face. Eux qui, au mieux, n’ont pas vu leur financement indexé depuis plus de dix ans ou, au pire, ont vu leurs subventions coupées si ce n’est abolies.

Actuellement, le gouvernement québécois octroie 586 millions au financement des groupes communautaires. Pour assurer les missions de base, un ajout de 475 millions s’impose, croit François Saillant, porte-parole du Regroupement des organismes en défense collective des droits. On est loin du compte!

Le financement adéquat des organismes communautaires : indispensable!

Je profite de l’occasion pour saluer les 20 ans du Carrefour jeunesse Hochelaga-Maisonneuve, les 25 ans du Cap Saint-Barnabé et les 30 ans des Cuisines collectives, des organismes qui ont fait des petits partout au Québec.

À la semaine prochaine

Jeanne Doré