L’économie sociale, pour changer le monde !

Carole Poirier, députée d'Hochelaga-Maisonneuve à l'Assemblée nationale du Québec

Carole Poirier, députée d’Hochelaga-Maisonneuve
à l’Assemblée nationale du Québec

Carole Poirier est une passionnée de la politique et les intervenants que son rôle de députée l’amène à rencontrer sont « des partenaires avec qui je suis toujours en train de construire. Dans le fond, je suis une entrepreneure », rajoute-t-elle.

Carole est native d’Hochelaga-Maisonneuve, « je suis une enfant du quartier, j’ai grandi ici, je suis allée à l’école ici, mes premiers emplois, c’était ici ». Pour elle, la population qu’elle sert est dynamique et active, «… avec les gens du quartier, on bâtit des projets, on les améliore, on va chercher du financement, on les planifie, c’est de l’entrepreneuriat social ! »

Artisane et fervente de l’économie locale, elle croit avec enthousiasme à l’entrepreneuriat communautaire ! Pour elle, « Hochelaga-Maisonneuve est, à Montréal, la Silicon Valley de l’économie sociale ! », message qu’elle diffuse d’ailleurs en dehors de son territoire, lors de rencontres consulaires qu’elle organise et qui « donnent des résultats ».

Elle poursuit ainsi dans la promotion du local, de tout ce qui le constitue : « Je fais de l’immobilier social, en recherche du terrain ou de l’édifice qu’on pourrait transformer. » Est-ce en cela qu’elle est proche du Boulot vers ? « Dans le projet de la Tonnellerie[1], j’accompagne le conseil et la direction de Boulot vers depuis 5 ans. Nous l’avons conceptualisé ensemble. »

Elle qui a été à la direction générale de la SODER pendant deux ans parle avec conviction et expérience d’action, de projets, de résultats et de succès : « L’économie sociale, c’est de l’économie, point. C’est juste une façon différente de comptabiliser. Il y a les mêmes défis de financement et de résultats. Dispose-t-on de moins de moyens ? On arrive à faire des montages financiers aussi sérieux que dans l’entreprise privée ».

À cet égard, pour Carole Poirier, le travail du Boulot vers est exemplaire : « Ce qui caractérise l’équipe du Boulot vers, en un mot, c’est son dévouement. Ces travailleuses et travailleurs sont totalement dans la mission auprès des jeunes. Ils ne sont pas engagés dans un produit à produire, ils sont engagés dans le cheminement des jeunes pour qu’ils puissent, à leur sortie de Boulot vers, arriver à faire des choix : retourner aux études, aller sur le marché du travail… Leur dévouement est tout centré sur la personne, et c’est une qualité extraordinaire !

« Il y a un temps qui est absolument nécessaire pour l’individu, entre l’aide sociale et le retour sur le marché du travail ou aux études. L’entreprise d’insertion crée cet espace temps nécessaire pour permettre aux gens qui reçoivent l’aide sociale, souvent très éloignés du marché du travail, de se remettre à l’action ! Sinon, c’est l’échec annoncé. On investit dans la réussite, on investit dans l’humain, ce qui est toujours payant ! »

« Aux jeunes qui se présentent la première fois à Boulot vers pour un stage, je fais un message : donnez-vous une chance ! J’insiste, [avec une douce fermeté, elle répète :] don-nez-vous-un-e-chan-ce ! L’entreprise d’insertion Boulot vers et les autres sont là pour créer des conditions aidantes : elles permettent une attitude motivante, positive. Est-ce que ça te tente de te donner de nouveaux outils ? D’essayer quelque chose qui va t’amener ailleurs ? Donne-toi donc une chance ! »

L’économie sociale, c’est pour changer la vie, changer le monde, un projet à la fois, une initiative personnelle à la fois, un citoyen stagiaire réinséré à la fois…

 

[1] La Tonnellerie est un projet majeur de revitalisation patrimoniale et de relocalisation du Boulot vers… Surveillez les annonces : vous en entendrez parler bientôt avec abondance et détails !