Le salaire minimum à augmenter?

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Je ne sais pas s’il doit être de 15$ ou de 14,50$ ou encore de 14,99$. S’il faut l’atteindre en un an ou en cinq. Si c’est la meilleure solution pour vaincre la pauvreté.

Quand l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) rapporte dans son étude que 40% des personnes vivant dans la pauvreté à Montréal travaillent – cela sans compter les étudiants – je sais que bien des anciens stagiaires du Boulot vers… en font partie.

Car les personnes le plus à risque d’être des travailleurs pauvres, ce sont les jeunes de moins de 30 ans, les immigrants, les membres de minorité visible, les jeunes parents.

On leur propose des emplois à temps partiel ou sur appel. Des contrats pour quelques semaines. De quoi augmenter leur précarité et leur stress.

Pas étonnant qu’ils soient si nombreux à utiliser le soutien après stage du Boulot vers… Pas seulement pour refaire leur cv, mais aussi – et surtout – pour avoir une écoute attentive et professionnelle en qui ils ont confiance. Une ressource sur laquelle ils peuvent s’appuyer pour partager leurs espoirs et leurs angoisses, obtenir des références pour résoudre les problèmes du quotidien (se loger, se nourrir, se vêtir) ou de santé.

Je souhaite que le débat qui s’amorce au Québec sur le taux du salaire minimum ne se limite pas à cette seule question et qu’il soit élargi pour que notre société puisse offrir une vie décente à tous ses membres.

À la semaine prochaine

Jeanne Doré