Le blogue de Jeanne

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Renaissance visite Le Boulot vers…

Depuis sa fondation en 1983, Le Boulot vers… se préoccupe de financement autonome : que ce soit par la vente de ses meubles ou par la recherche de dons, Le Boulot vers… doit atteindre près de 55 % d’autofinancement, annuellement.

Sortant d’une longue réflexion sur le futur du développement organisationnel du Boulot vers…, à la veille de son 35e anniversaire, les administrateurs ont demandé à rencontrer le directeur général de Renaissance, Pierre Legault. Cela a eu lieu lors du conseil d’administration du 29 mars.

À la fin, la nouvelle présidente Johanne Pratte a résumé en un mot l’essentiel des propos de Pierre : « l’autonomie ».

Le parcours de Renaissance est impressionnant : OBNL fondé en 1995, l’entreprise québécoise du « réemploi » dispose de 41 succursales, dont 11 grandes friperies et un entrepôt de 110 000 pi2, 450 employés en plus de 105 postes de stagiaires en réinsertion en emploi renouvelés deux fois par année, grande équipe dont les 3/4 proviennent de communautés culturelles variées. Plus une centaine de bénévoles. On parle ici d’un chiffre d’affaires annuel de 30 M$, dont 85 % sont des revenus autonomes et 15 % des subventions en provenance d’Emploi Québec.

« Je considère que le plus important pour une entreprise comme la nôtre, explique Pierre Legault, c’est de pouvoir développer la dimension économique sans échapper la mission. S’il y a une chose dont je suis fier, c’est le taux de placement de notre clientèle, qui se situe à 85 % — comme au Boulot vers…

« Parallèlement, nous avons été capables, à Renaissance, afin de nous prémunir des changements politiques éventuels, de développer une activité économique forte, sans échapper l’insertion. D’où l’importance que nous demeurions suffisamment autonomes. »

Et s’il y a un risque, c’est d’« échapper la mission, de déraper sur l’économie ! Pour le reste, comme pour toute autre entreprise, bien connaître son marché, la demande pour les produits que nous vendons, etc. Enfin, à l’interne, il importe que l’insertion soit présente au quotidien dans tous les aspects de l’entreprise. L’équipe est ici aussi un élément de cohésion, d’équilibre : choisir les bonnes personnes qui représentent bien la dimension sociale et les mettre à la bonne place. »

Chapeau Pierre ! Le parcours de Renaissance est inspirant ! Merci une fois de plus de ta générosité à partager ce succès fort important de l’économie sociale du Québec !

À la semaine prochaine !

Jeanne Doré