Le blogue de Jeanne

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Les jeunes de la DPJ vus sous un autre angle

La semaine dernière, j’ai pris connaissance du Mémoire du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal déposé dans le cadre des consultations publiques sur le projet de loi 70.

J’ai rarement eu l’occasion de lire des propos aussi justes sur les difficultés vécues par les jeunes en difficulté au moment où ils tentent d’intégrer le marché du travail. En voici quelques extraits.

« On ne saurait aborder les enjeux relatifs à l’accès au travail sans mentionner les défis supplémentaires des jeunes en difficulté, ayant bien souvent des retards dans diverses sphères, dont le scolaire, le développement de l’autonomie, la confiance en soi, les relations interpersonnelles en plus de leurs conditions socioéconomiques ou de santé difficiles. »

« Les jeunes en difficulté requièrent souvent une approche concertée et multisectorielle. D’ailleurs, l’étude de Rousseau (2003) sur les effets du Programme solidarité jeunesse conclut que « globalement, les résultats du sondage indiquent que l’insertion socioprofessionnelle de plusieurs de ces jeunes est un processus à long terme, qui se compose de va-et-vient, avec une autonomie financière toute relative. Ce sont là des indices que ces jeunes ont besoin de soutien, d’accompagnement sur une plus longue période, où l’on s’assure d’une continuité entre les différents acteurs qui ont à intervenir ».

« Plusieurs jeunes vulnérables ont un parcours parsemé d’échecs et de difficultés scolaires. Quoiqu’ils comprennent l’importance relative d’une diplomation, les obstacles auxquels ils font face sont très importants et semblent parfois insurmontables. En plus de vivre ces difficultés, ces jeunes vivent souvent dans des conditions extrêmement précaires et peu favorables à leur réussite. »

« Considérant que la situation des jeunes adultes vulnérables a été constituée d’expériences difficiles et que leurs réseaux sont, bien souvent, peu développés et considérant l’objectif visé de favoriser leur autonomie et leur intégration au travail, il nous apparaît fondamental d’éviter les sanctions et de valoriser les expériences. »

Vous trouverez ce mémoire sur le site de l’Assemblée nationale.

À la semaine prochaine

Jeanne Doré