Le blogue de Jeanne

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Ma revue de presse

De retour d’un court séjour à Vancouver où j’ai résidé il y a déjà maintenant près de trente ans!!!, j’ai envie de renouer, quelques instants, avec mon ancien métier de journaliste alors que j’étais responsable de la revue de presse à l’émission matinale de la radio de Radio-Canada.

Alors, voici, en vrac, quelques articles qui ont retenu mon attention au cours des dernières semaines :

  • L’école obligatoire jusqu’à 18 ans? « La grave erreur, c’est de présenter ça comme l’école obligatoire jusqu’à 18 ans. […] C’est [plutôt] l’apprentissage jusqu’à 18 ans », a spécifié Philippe Couillard, précisant que cet apprentissage ne se ferait pas nécessairement sur les bancs de l’école. [Lien]
  • Autochtones et Inuits à Montréal. « Dans les faits, il y a 26 285 autochtones à Montréal, selon les données du recensement de 2011. Quelque 900 d’entre eux s’identifient comme Inuits. Ce qui les amène ici ? L’éducation (41 %), l’emploi (31 %) et la famille (29 %), selon une étude menée en 2009 auprès de 250 autochtones montréalais de première génération ». [Lien]
  • Plus de 250 professeurs d’université pressent le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, de ne pas aller de l’avant avec le projet de loi 70 et, surtout, de ne pas imposer de pénalités aux prestataires de l’aide sociale qui refuseront de se plier à son nouveau programme d’insertion à l’emploi. (…) Les universitaires rappellent que « le ministre Blais est lui-même un universitaire. Avant son entrée en politique, il était le doyen de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval ». [Lien]
  • Le militant Roméo Bouchard parle ainsi de l’austérité. « C’est la dernière étape d’un vaste projet de démantèlement de l’État par le pouvoir de l’argent. C’est faire entrer les missions de l’État dans le spectre du marché libre et privé tout en faisant oublier au peuple que si nous sommes à ce point endettés, ce n’est pas à cause du coût des services publics et des filets sociaux que nous avons mis en place, mais bien parce qu’un petit groupe d’individus nous endettent collectivement pour mieux s’enrichir eux-mêmes. » [Lien]
  • Les Carrefours jeunesse-emploi réduits à la sous-traitance. « De l’argent, il y en a encore pour les CJE, mais il doit être utilisé dans un corridor d’intervention étroit, où seuls les jeunes assistés sociaux ou sans emploi peuvent s’engager. (…) Le corridor d’intervention exigé par le gouvernement et son modèle d’achat de services pour les CJE est trop étroit pour accueillir les jeunes immigrants en appétit d’insertion socio-professionnelle, trop étroit pour recevoir les jeunes en situation de décrochage scolaire ou psychologiquement fragilisés, trop étroit pour guider des jeunes venus des régions à la recherche d’outils favorisant leur intégration en milieu urbain, trop étroit pour stimuler les jeunes qui manifestent un potentiel d’entrepreneurs. » Lettre de Yao Assogba, Louis Favreau et Lucie Fréchette [Lien]
  • Minorités visibles, problèmes invisibles. « Jetez un coup d’œil aux données de 2011 de Statistique Canada. Taux de chômage des minorités visibles nées à l’étranger : 13 % (soit près de deux fois la moyenne). Taux de chômage des minorités visibles nées au Québec : 12 %. Ce qui veut dire qu’une génération plus tard, l’amélioration est à peine perceptible. Des jeunes comme Sofiane ont beau être nés ici, ils continuent d’être traités comme des immigrants. Sauf que dans leur cas, on ne peut blâmer ni la langue, ni les diplômes obtenus à l’étranger, ni le manque de connaissances de la culture du pays… » écrit la chroniqueuse Rima Elkouri. [Lien]

Jeanne Doré