Le blogue de Jeanne

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Le sentiment d’appartenance

Mercredi dernier, dès mon entrée dans l’atelier, Gaétan, un jeune stagiaire m’aborde en me disant « Madame Doré, est-ce que je peux vous parler? C’est important. »

C’était effectivement important. Et même urgent pour lui.

Le lendemain, c’était l’anniversaire de Stéphanie, la responsable de l’intervention. Il avait consacré une partie de la soirée pour lui préparer un gâteau. Et il voulait lui remettre avant son anniversaire, pour s’assurer de l’effet de surprise.

Bien sûr, je me suis empressée d’entrer dans le jeu et d’y associer toute l’équipe.

C’est donc, dans l’atelier juste après la pause du matin, que les stagiaires et le personnel, convoqués sous le faux prétexte – mais une vraie préoccupation – du prochain concert-bénéfice, ont été témoins de l’étonnement de Stéphanie. Une Stéphanie profondément touchée. Et particulièrement réjouie de constater qu’un participant aux ateliers de cuisines collectives qu’elle co-anime y a puisé son inspiration pour lui faire plaisir.

Fêter l’anniversaire d’un proche, avec un gâteau fait maison, est un symbole puissant. Un symbole du sentiment d’appartenance au Boulot vers… qui s’installe au fil du stage chez les jeunes qui, bien trop souvent, n’ont pas connu de relations familiales satisfaisantes et enrichissantes.

Ah oui ! cerise sur le sundae comme on dit. Gaétan avait décoré le gâteau avec des biscuits Oréo, les biscuits préférés de Stéphanie, confidence faite lors d’un atelier de cuisine… qui n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

Jeanne Doré