Le blogue de Jeanne

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Les « saintes » habitudes de vie

À mon retour de vacances, on m’a raconté cette erreur dans le titre publié sur Twitter de la ministre Lucie Charlebois, déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie.

Erreur ou lapsus? En effet, à l’occasion, j’ai l’impression que ceux qui parlent des saines habitudes de vie en font une religion, un passage obligé pour être reconnu bon citoyen. Parce qu’un bon citoyen, s’il s’alimente correctement et pratique des activités physiques, ne sera pas malade et diminuera ainsi la charge financière de l’État.

Chez nous, au Boulot vers…, les saines habitudes de vie prennent un sens supplémentaire. À l’automne 2008, l’équipe d’intervention a mis en place un projet exploratoire visant à permettre aux stagiaires de développer une meilleure forme physique. Et depuis 2010, l’activité physique est inscrite comme un volet de notre Programme d’intervention.

Pourquoi?

Parce que leur mauvais état de santé physique généralisé s’ajoute aux nombreux obstacles que les stagiaires rencontrent dans leur parcours vers l’insertion. Parce que, trop souvent, ils ne sont pas assez en forme pour accomplir leur travail dans l’atelier.

Parce que les jeunes constatent eux aussi leur mauvais état de santé. Parce qu’ils commencent à se soucier de leur alimentation et participent avec enthousiasme aux ateliers de cuisine collective.

Parce que l’endorphine, sécrétée par l’activité physique, produit des effets bénéfiques contre l’angoisse, l’anxiété et la dépression; c’est l’hormone du bonheur!

Et parce qu’ils prennent plaisir à s’amuser avec les autres stagiaires, à former équipe, les jeunes sont fortement motivés à y participer.

Parce que chacun trouve, dans ses 180 minutes hebdomadaires, au moins une bonne raison de se maintenir en stage pour devenir un citoyen et un travailleur actif, d’être un apport positif à notre société.

Un bien meilleur argument que celui d’épargner des charges au système de santé québécois!

Jeanne Doré