La rentrée

Jeanne Doré, directrice du Boulot vers...

Déjà une semaine d’écoulée depuis mon retour de congé.

J’aimerais vous partager quelques réflexions sur le sens de la rentrée.

D’abord la rentrée parlementaire. Vous me permettrez de reprendre à mon compte ces phrases de Francis Vailles dans La Presse + du 10 septembre dernier. « Maintenant que le déficit zéro est atteint et que la poussière est retombée, le gouvernement doit s’affairer à réparer les pots cassés. Il doit séparer l’accessoire de l’essentiel, en éducation, en santé et ailleurs. Il doit avoir l’humilité et la sagesse de reconnaître que certaines compressions étaient injustifiées et qu’il faut, avec notre nouvelle marge de manœuvre, réinjecter des fonds ciblés dans certains services. » Souhaitons que cela passera entre autres par des modifications au projet de loi 70 et à ses restrictions pour l’accès à l’aide de dernier recours pour les personnes qui font une première demande à l’aide sociale.

Et la rentrée scolaire. À ce sujet aussi, je me permets de citer encore une fois un texte de La Presse +. Cette fois-ci, de Sylvie Rochette, cofondatrice et directrice générale du Regroupement Partage, sur les investissements publics pour la formation des athlètes olympiques.

« On est fiers de nos athlètes, on est fiers de nos médailles, on est fiers de nos succès. Paradoxalement, on oublie que pour aller loin, il faut partir du bon pied : avoir une base de vie solide ; une alimentation saine, du soutien de ses proches, les bons outils pour s’entraîner. (…) Près de 900 000 enfants québécois et près de 200 000 enfants montréalais retourneront sur les bancs d’école dans les prochaines semaines. Il est impératif de les outiller, afin qu’ils puissent commencer l’année du bon pied, pour leur assurer, ainsi qu’au Québec dans son ensemble, un avenir prospère. Et peut-être, qui sait, un jour pourront-ils nous représenter aux Jeux olympiques, mais également enseigner à nos petits-enfants, nous soigner, réparer nos véhicules, découvrir une nouvelle technologie, etc. »

Parler de rentrée, c’est aussi parler de rentrée au travail. Pour les travailleurs, j’espère que les débats qui s’amorcent sur un salaire minimum à 15$ seront fructueux. Pour ceux à la recherche d’emploi, que les allègements annoncés par le gouvernement fédéral se réalisent.

Et pour ceux qui, comme les jeunes en difficulté qui s’adressent au Boulot vers…, sont à la recherche du moyen le plus adéquat pour faire leur entrée sur le marché du travail, que les initiatives et les programmes visant à faciliter leur insertion sociale et professionnelle soient bonifiés. Parce qu’il s’agit bien d’insertion et non pas de réinsertion comme on l’entend couramment.

À la semaine prochaine

Jeanne Doré