« Là où je me suis formé, comme travailleur ! »

Yan Chamberland au Boulot Vers

Yan Chamberland, stagiaire en 2000, Boulot vers

À 19 ans, Yan Chamberland rompt tout. Son instinct le guide : « pour un meilleur avenir », il quitte Mont-Joli, dans le Bas du Fleuve, 7 000 habitants, pour Montréal et son million d’urbains affairés, « un milieu brutal », de son propre aveu.

Yan n’a que son secondaire cinq. Mais il a la vision que s’il poursuit sa formation et veille à trouver les bonnes ressources et les bonnes conditions, il peut devenir un élément stable et durable dans une entreprise. C’est une question d’initiative et de persévérance. Ainsi, cette année-là, en 2000, après une job peu prometteuse, il amorce à Boulot vers un parcours qui va se révéler des plus profitables…

Entrevue, séance d’initiation et début de la formation dans l’atelier. De fil en aiguille, il se retrouve à la chambre de peinture. Là, coup de cœur : c’est la finition qui l’intéresse ! Il va s’y investir pleinement, y côtoyer Yvon et Gaby, deux formateurs de l’atelier, et surtout, y rencontrer Jacques Bernier, un entrepreneur local qui donne de son temps pour initier à la peinture et à la finition de meubles.

Un jour, M. Bernier, alors à la recherche d’un coloriste, invite Yan à aller porter son CV à Sylteck, son entreprise. Et ça marche ! Si bien, d’ailleurs, que 18 ans plus tard, Yan y poursuit toujours sa carrière, devenu un travailleur aguerri, un employé essentiel de cette entreprise locale dans la transformation du bois.

« Le Boulot vers a eu un impact majeur dans ma vie. Je touchais à quelque chose que j’aimais beaucoup, j’étais comme une éponge, j’apprenais sans arrêt. Ça a été facile pour moi de m’investir. Et en arrivant chez Sylteck, j’ai poursuivi. Encore aujourd’hui, j’apprends, la technologie évolue constamment dans ce domaine ! Je ne connaissais rien du métier de coloriste, et maintenant, c’est moi qui monte les systèmes de finition pour les ébénisteries. Je développe les couleurs, j’essaie de nouveaux produits.

« À Boulot vers, j’ai découvert ma passion. Côté personnel, j’ai eu besoin de l’intervenante pour m’aider à préparer mon CV et mes entrevues d’emplois. Aussi, j’y ai obtenu un appui financier, parce que j’avais un loyer à payer. Parmi les stagiaires, j’ai fait la rencontre des bonnes personnes, une mini-fraternité s’est formée le temps de la durée du stage. »

« Le Boulot vers est là depuis 35 ans, c’est une équipe compétente, qui a fait ses preuves. Comme participants, il faut y mettre du sérieux, se faire confiance. Apprendre à développer ses capacités. Une personne qui veut faire quelque chose de sa vie a là de bons outils en main. »

Pour Yan, c’est clair : « On peut viser le long terme et utiliser Boulot vers comme une plate-forme pour aller quelque part, pour vrai ! »