Faire usage de ses mains, évoluer dans sa tête

Justine Paradis - Boulot vers

Justine Paradis, stagiaire au Boulot vers, 2010

Justine est énergisante. Au téléphone, elle parle avec entrain et affiche un immense sourire qui se transmet bien au-delà de nos cellulaires ! On ne s’étonne pas de l’entendre dire qu’elle travaille maintenant dans le service à la clientèle d’une entreprise de Rosemont ! Il y en a eu tout un chemin depuis Le Boulot vers…, non ?

« En 2010, je suis passée de l’enfance à l’âge adulte, comme m’a dit ma mère. À 15 ans, j’étais en appartement ! Je devais payer mon loyer : j’ai quitté l’école en secondaire deux. À 17 ans, dans l’organisme Les Pousses urbaines, j’ai bien aimé la formation en horticulture. Pourquoi pas essayer une autre formation manuelle, en ébénisterie, cette fois-ci ? » Justine est une fille d’action : aussitôt dit, aussitôt fait ! Et c’est là qu’a lieu la rencontre avec Le Boulot vers…

« Je ne connaissais pas du tout l’ébénisterie. J’ai finalement fait tout mon stage dans l’atelier. Sur le plan personnel, j’étais agressive. J’avais des comportements impulsifs, je pétais des coches pour rien ! Tranquillement, j’ai appris comment ça marche, les intervenants m’ont proposé des responsabilités. Ils m’ont montré qu’ils avaient besoin de moi. J’ai assuré ! Ça m’a donné confiance ! J’ai développé ma façon de travailler, à partir de mon côté manuel. Je suis devenue chef d’équipe. »

« Je suis restée ouverte face à Boulot vers, et je me suis donné une chance. J’ai vu ma personne changer. Comme j’avais un salaire, je pouvais payer mon loyer. Quand tu fais un stage au Boulot vers, tu te fais pas « chier » : t’embarque ! À la limite, au bout de six mois, tu vas déboucher dans quelque chose ! J’avais avantage à comprendre que c’était pour mon avancement que je faisais tout cela, ça pouvait déboucher sur une carrière, je pouvais acquérir des habilités, c’était comme aller à l’école mais en mieux, moi qui n’aimais pas rester assise dans la classe à ne rien faire !»

« Le Boulot vers…, c’est l’expérience qui m’a le plus aidée dans ma vie ! Ça m’a appris la valeur du travail et l’importance de se connaître. Ça m’a aidé à préciser ce que je voulais faire dans la vie, ça m’a donné une direction. Je ne serais pas rendue où je suis rendue si je n’avais pas été à Boulot vers ! »

Sortie de son stage en 2010, elle a fait quelques courts contrats et deux longs emplois de plus de trois ans, le premier chez Sylteck, à vendre de la peinture industrielle, l’autre à Abiosphere Extermination, « au début au bureau, et maintenant je suis technicienne sur la route ».

Chacun son message, sa couleur, son approche. Difficile de rendre compte avec justesse de la démarche dynamique de Justine Paradis : saluons l’enthousiasme à communiquer l’énergie qui l’anime, et sa grande fierté en regard de son parcours personnel. Concluons avec son message de gratitude : « Les gens du Boulot vers qui s’impliquent avec les jeunes, c’est merveilleux. Un gros merci ! Je sais que j’ai été une stagiaire qui n’a pas toujours été à son affaire, qui n’a pas toujours eu les meilleures réactions et que j’ai eu ma chance plus d’une fois ! Ça m’a rapporté. Merci à l’équipe du Boulot vers ! »