Des visionnaires, tout au long de l’aventure

Louise Harel - Boulot vers

Louise Harel, politicienne et femme publique engagée dans Hochelaga-Maisonneuve

Louise Harel a été députée d’Hochelaga-Maisonneuve pendant 27 ans. Elle a connu Le Boulot vers… dès les débuts de l’entreprise d’économie sociale, en 1983.

Dans l’entrevue qu’elle nous a accordée, elle raconte : « J’ai une grande admiration pour le trio fondateur, Patrice Rodriguez (avec qui j’ai travaillé alors que j’étais ministre du Travail), Élyse Benoît ainsi que Guy Pépin, des visionnaires. Véritables pionniers, ils ont lancé le volet des entreprises à vocation de formation et d’intégration des jeunes à l’emploi. Ce fut la première initiative du genre au Québec, qui a fait des petits. »

« De mon côté, continue Louise Harel, j’appuyais ces projets d’une façon inconditionnelle. Et au delà de cela, le grand privilège que j’ai eu, par la suite, a été de bénéficier de cette source d’inspiration, au moment où, en tant que ministre de l’Emploi, nous avons créé Emploi Québec, en 1997. »

« Cela dit, Le Boulot vers… a été un laboratoire inspirant, et même s’il n’avait pas nécessairement beaucoup d’appui au départ, il faisait une démonstration convaincante que l’entreprise d’insertion générait beaucoup plus de résultats que les programmes d’emplois du gouvernement de l’époque. »

A tous égards, Boulot vers a été un laboratoire qui aura inspiré énormément par la suite. Soutenu par un décret spécifique au Conseil du Trésor, pendant les dix premières années de son existence, l’entreprise d’insertion a par ailleurs, à son démarrage, compté sur la présence du milieu des affaires.

« Boulot vers a vite associé le milieu des affaires, par son président de conseil, Jean-Pierre Chartrand, un autre visionnaire. Avant, il y avait dichotomie entre les deux milieux communautaire et d’affaires, et Boulot vers a ouvert les portes. On a traversé tous les interdits et on a carrément implanté un modèle novateur à tous les égards.

« En fait, c’est là que les gens du milieu d’affaires ont compris que leur appui était nécessaire, dans une société ou tout le monde ne part pas forcément du même pied.

Les jeunes devenus touchants adultes, témoignent

Louise Harel a côtoyé les jeunes qui ont fréquenté Boulot vers. « J’habite le quartier, chaque jour, je les rencontre. Et je suis allée je ne sais plus combien de fois au Boulot vers. » Que dire d’eux, de leur démarche, de leur implication ? « Il faut entendre les témoignages qu’ils font lors des concerts bénéfices annuels, ces anciens stagiaires qui ont parfois maintenant 50 ans, qui ont fait leur vie. Touchants témoignages : les larmes montent aux yeux, à chaque fois ! »

Aux jeunes, Louise Harel, quel message livrer ? « Faites-vous confiance, faites confiance à l’équipe. Venez chercher la confiance qui vous manque, ça pourra vous être utile le reste de votre vie…»

« Boulot vers a eu l’immense privilège de toujours pouvoir compter sur des gestionnaires visionnaires, tout du long de son aventure, depuis le début jusqu’à aujourd’hui. Jeanne, l’actuelle directrice, est l’une de ces entrepreneures sociales qui ont choisi d’investir leur esprit d’entreprise dans le secteur communautaire. Je la salue, elle et son équipe ! ».