« Ce que j’aspire à être dans le présent »

PIERRE BRADLEY- Boulot vers

Pierre Bradley-Ducharme, stagiaire à Boulot vers en 2017

En 2017, à 25 ans, Pierre a déjà quelques expériences d’emploi derrière lui, mais il se questionne. Il recherche de nouvelles conditions, il veut apprécier le travail pour ce qu’il peut être, une occasion de grandir et surtout pas une obligation !

En premier lieu, c’est une mauvaise habitude qu’il souhaite changer : « Je voulais cesser de consommer en travaillant. J’avais besoin d’une aide, d’un support extérieur qui puisse me permettre d’accomplir ce que je voulais. Une amie qui avait été stagiaire m’a parlé de Boulot vers. Là, j’ai rencontré dès mon arrivée une intervenante formidable. Avec elle, je me suis senti vraiment bien, apaisé, en sécurité. J’ai compris qu’il y avait quelque chose de possible. Ça a cliqué, j’étais à l’aise. Elle m’a expliqué l’entreprise. »

Pour Pierre, c’est comme si les conditions favorables étaient rassemblées. Mais tout n’était pas joué pour autant, cependant : « J’ai ressenti un stress. Je me préparais à embarquer dans un processus où il faut donner de soi, se structurer soi-même ».

Pierre a senti dès le départ qu’il pouvait avoir à Boulot vers les ressources extérieures qui lui permettent de sortir de « là où il ne se sentait pas bien ». Aussi, il réalise qu’il dispose de ressources intérieures : « Je suis arrivé comme un fruit semi-mûr. J’avais une bonne intention, j’ai pu mûrir. »

L’aventure a duré : « Six mois plus un prolongement d’un mois. Sur mon certificat remis à la fin de mon stage, on a écrit 1148 heures de travail. Ce n’est pas tant la somme d’heures qui est un succès. Ça, je l’ai fait tout autant et parfois beaucoup plus dans d’autres emplois. Non, ce qui est particulier, différent, à Boulot vers, c’est que j’ai pu m’investir avec mes valeurs, avec ce que j’aspire être dans le présent comme dans le futur. »

« À la fin de mon stage, grâce aux services de Boulot vers, j’ai trouvé un emploi au Subway sur Masson, puis je suis entré à l’École des métiers du meuble, en avril. Présentement, d’autres belles occasions s’ouvrent à moi, je vais faire un stage à la Clé de voûte, et il y a la possibilité d’une expérience de travail en communautaire à Boulot vers. »

Son passage à Boulot vers a-t-il changé quelque chose dans la vie de tous les jours de Pierre ? « Je me sens plus adulte. Je me sens plus sérieux, plus près de ce que je ressens, plus en accord avec ce que je dis et plus ferme dans mes propos. Je me sens responsable, de moi, de mes gestes. »

« Sur le plan professionnel, je vois l’avenir d’une façon plus concrète, réaliste, moins pressé, plus en accord avec la vitesse à laquelle la vie va. Je me sens plus adapté face à ce que c’est, travailler. »

« J’aime Le Boulot vers, l’organisme, sa vision. À un jeune qui vient frapper à la porte, je dirais : essaie ! Viens et crois en toi, faut pas que t’aies peur, tu peux essayer et te planter, c’est pas grave. Le Boulot vers, c’est une plate-forme d’essais. Viens et essaie de voir t’es qui !»