Achat mobilier : Daniel Desputeau explique pourquoi la CDC Rosemont choisit de travailler avec le Boulot vers

Achat Mobilier sociale : entrevue avec Daniel Desputeau

M. Desputeau est agent de développement pour la Corporation de développement communautaire (CDC) de Rosemont. L’organisme pour lequel il travaille est client du Boulot vers… . De passage dans nos bureaux le 2 octobre dernier, il a accepté de répondre à nos questions :

Un mot sur la CDC de Rosemont…?

Regroupement multisectoriel, la CDC de Rosemont a pour mission d’assurer la participation et la concertation des acteurs du milieu communautaire au développement social de Rosemont. Nous travaillons dans une perspective de lutte contre la pauvreté et pour une transformation sociale.

Depuis quand et pourquoi la CDC de Rosemont achète du mobilier au Boulot vers… ?

Depuis trois ans, la CDC de Rosemont travaille avec Le Boulot vers… . Cette collaboration a vu le jour suite à une mobilisation citoyenne revendiquant l’installation de bibliothèques libre-service dans le quartier de Rosemont.
L’idée nous est venue de nous associer au Boulot vers… pour deux raisons principales. Premièrement, les valeurs sociales de Boulot vers… épousent celles de la CDC Rosemont; deuxièmement, l’entreprise d’économie sociale se trouve à proximité de notre quartier Rosemont.

Satisfait du mobilier que le Boulot vers… produit?

Oui, vraiment! Le rapport qualité-prix des meubles du Boulot vers… défie toute concurrence. Notre association a permis de leur faire de la publicité auprès de nos partenaires à Montréal. L’équipe de l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal a contacté Le Boulot vers… lorsqu’elle a su qui était le fabriquant de nos bibliothèques.   Le Boulot vers… a produit une trentaine de bibliothèques pour la CDC de Rosemont du commencement de notre collaboration à aujourd’hui. Ces jours-ci, nous entamons la fabrication d’un nouveau produit pour la signalisation de nos ressources sur le territoire
de l’Arrondissement Rosemont-Petite- Patrie.

Les mardis BoulOTversant

Le 19 septembre dernier, Le Boulot vers… a tenu son premier Mardi BoulOTversant, l’occasion de réunir les intervenants de diverses organisations communautaires de Mercier/Hochelaga-Maisonneuve.

Notre aide à la commercialisation, Jesula Taylor, stagiaire 2006, a accueilli une dizaine de candidats pour une visite de notre atelier – usine. Ravis de la visite, les participants ont beaucoup apprécié. Cette « première » a été l’occasion pour eux d’échanger sur les divers services qu’ils offrent à leur clientèle respective.

La prochaine rencontre aura lieu le 3 e mardi du mois prochain, soit le 17 octobre, de 8h à 8h45 AM. Inscrivez-vous auprès de Jesula au (514) 259-2312 ou par courriel info@boulotvers.org qui vous attendra avec un déjeuner BoulOTversant.

Le Boulot vers… et le Collège Jacques-Prévert

Les stagiaires du Boulot vers sont fiers des meubles qu’ils ont produits pour le Collège Jacques-Prévert dans Cartierville à Montréal. Le contremaître de l’atelier Gérald Tremblay salue tout particulièrement la qualité d’exécution, de minutie, de cette production, « réalisée à 99% par les jeunes femmes du Boulot vers », dit-il.

Le Boulot vers… adhère complètement aux valeurs de ce collège dont le « goût du travail bien fait et le sens de l’effort » sont au cœur du développement de l’estime de soi et du respect des différences.

 

Des meubles qui passent le temps

Voici une vieille commode 3T fabriquée en 2010

Des meubles durables et robustes!

Prise la semaine dernière, cette photo vous montre une commode fabriquée par Le Boulot
vers… en 2010! Destinée à un client qui loge, depuis une trentaine d’années, des personnes
ayant des problèmes de santé mentale, nous la retrouvons intacte.

Le Boulot vers… est fier de fournir un mobilier durable à sa clientèle commerciale. Nos clients
achètent principalement des meubles pour enfants pour les CPE, ainsi que des meubles pour
adultes destinés aux ressources d’hébergement ayant des clientèles en difficulté.
En élargissant son créneau commercial aux acheteurs du secteur public (mobilier
institutionnel extérieur ou intérieur) au cours des récentes années, Le Boulot vers… continue
de garantir la qualité de fabrication de ses meubles, ainsi que leur durabilité.

Méditer, pour quoi?

La méditation en insertion durable

La méditation : un moment pour soi et les autres!

Connaissez-vous Deepak Chopra? C’est un grand maître de la méditation et de la médecine douce aux États-Unis. Auteur de best-sellers, il cherche à rendre simple et accessible la pratique de la méditation.

Pour ma part, je ne connaissais pas Me Chopra jusqu’à ce que je lise la chronique de Marie-Claude Lortie, dans La Presse de septembre. De son côté, depuis quelques années, Le Boulot vers… constate que le simple fait de (bien) respirer devient une technique d’intervention en soi. Un excellent bénéfice pour des stagiaires ayant vécus des difficultés importantes dans leur vie.

Des séances de méditation au Boulot vers… : Des résultats très encourageants!

Depuis le début 2017, nous avons mis au programme un volet « méditation », avec l’enseignante Nadine Bachand, spécialiste en mieux-être et gestion du stress. Une série de six rencontres ayant chacune des thèmes différents permet à 6 stagiaires de « s’entraîner » à méditer. Madame Bachand complète ce programme de méditation par des audios à écouter à la maison. Au cours de l’année, nous avons enregistré plus d’une trentaine de stagiaires participants, en plus du personnel du Boulot vers…

L’intervenante Myriam Deslongchamps voit des changements importants s’opérer sous ses yeux : des visages sereins que tous montrent après une session, un meilleur contrôle sur l’impulsivité de certains, sur l’anxiété pour d’autres. Bref, un outil concret qui donne à tous ces « pratiquants de la méditation » un pouvoir plus grand sur leur vie.

Myriam relate l’anecdote suivante : « Une session a surpris tous les stagiaires concernés quand Nadine les a fait méditer à partir de la dégustation d’un raisin pendant une session de méditation. Une dégustation qui a tout de même fait que le lendemain, tous ceux et celles qui y avaient participé avaient des raisins dans leur lunch du midi. »

Enfin, Les stagiaires se prêtent au jeu de la méditation d’autant que leur propre employeur (Le Boulot vers…) en a fait un investissement.

Après tout, comme le dit Chopra :

« Au lieu de se ronger les ongles, on devrait plutôt chercher des solutions créatives aux défis qui se présentent ».

 

Source : « De quoi méditer » rédigé par Marie-Claude Lortie dans le journal des Affaires

 

L’Ébénisterie : Mixité et équité hommes / femmes dans le milieu!

Mixité et équité en ébénisterie

Hommes / Femmes, proportions inversées, du jamais vu au Boulot vers…

Traditionnellement, Le Boulot vers… accueille bon an, mal an, 75 % d’hommes et 25 % de femmes. Actuellement, 12 femmes (60%) et 8 hommes (40%) sont en stage. Une grande première et une belle fierté pour notre organisme qui encourage l’équité et la mixité dans ses équipes.

Lorsque Le Boulot vers a été fondé en 1983, l’ébénisterie faisait partie des métiers traditionnellement « réservés » aux hommes. Il a fallu la mise en place de programmes gouvernementaux il y a près de 40 ans pour permettre à des femmes d’accéder à des métiers non traditionnels.

L’insertion des femmes dans l’ébénisterie fait partie de nos défis. Une tendance qui vient d’être bousculée et qui vaut la peine d’être communiquée.

Sur la photo, notre nouvelle chef d’équipe Salomé Berretta avec Jessica, stagiaire finissante.

Produire des meubles pour une insertion durable

L’automne 2016 aura été l’occasion de démontrer, encore une fois, la pertinence de l’approche du Boulot vers… tel que définie dès sa création : « faire en sorte que le travail, et la formation en liaison avec le travail, soit un outil d’insertion sociale, économique et citoyenne des jeunes dans la société. »

En effet, la réalisation de contrats majeurs – un nouvel établissement pour le CPE populaire Saint-Michel, 30 chambres pour la Maison l’Échelon, du mobilier urbain avec le frêne abattu en raison de l’agrile pour la ville de Pointe-Claire, l’aménagement de la boutique du Planétarium de l’Espace pour la vie, les salles de formation et le bureau d’un associé pour la firme André Filion et associés – a généré, durant l’automne, un niveau d’activité rarement atteint dans l’atelier. À tel point que, pour respecter les échéanciers, il a fallu travailler en temps supplémentaire et faire appel aux anciens stagiaires.

Et la réponse fut formidable. Informés et conscients des contrats à remplir et de l’importance de leur présence dans l’atelier, les stagiaires ont répondu présents. Valorisés, ils se sont mobilisés pour réduire presque à néant les retards et les absences pendant deux mois et à les éliminer pendant toute une semaine. Même chez les jeunes nouvellement entrés en stage.

De tels moments sont des sources de motivation pour le personnel et les administrateurs du Boulot vers…

(Extrait du Rapport d’activités 2016-2017)

 

En soutien à la formation d’étudiants de tout horizon

Entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017, Le Boulot vers… a soutenu la formation scolaire de niveau collégial et universitaire, en offrant :

  • Un lieu d’analyse à deux étudiantes de l’École des Sciences de la gestion (UQAM) qui ont fait du Boulot vers l’objet d’un travail sur les enjeux de la gestion en contexte interculturel
  • Un stage, en collaboration avec le Collège Saint-Laurent, à un étudiant de l’Université de Paris, DUT Hygiène Santé Environnement
  • Un stage à un étudiant de l’École du meuble de Victoriaville à Montréal
  • Un stage à une étudiante du programme technique de dessin assisté par ordinateur du Collège Saint-Laurent
  • Un emploi d’été à une étudiante (ancienne stagiaire du Boulot vers) au Collège CDI, programme Santé, assistance et soins infirmiers (Emplois Été Canada – 2016)

Boulot vers recycle pour la promotion de l’insertion

Florence Girard-Laperrière, étudiante en design industriel à la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal, avait la mission de créer des objets pour réutiliser les retailles de bois issues de la production « standard » du Boulot vers.

«  Au cours de l’été, nous avons confié à Florence le mandat de concevoir des produits nous permettant d’utiliser les retailles générées par notre production de meubles, en considérant les habiletés de la main-d’œuvre appelée à fabriquer ces objets. La qualité et l’exactitude des dessins techniques produits par Florence témoignent de sa maîtrise des conventions établies en dessin industriel », souligne Alain Faille, son superviseur de stage au Boulot vers. « Nous avons pu constater la capacité de Florence de bien saisir son mandat et, surtout, de s’assurer de la complicité du personnel, stagiaire et régulier, du Boulot vers. Les nombreux produits conçus par Florence nous permettent déjà d’envisager leur commercialisation éventuelle », poursuit-il.

« Ce sont des maquettes viables, maintenant il s’agit de s’assurer que ce seront également des produits viables », ajoute Florence. Certains plans ont été améliorés avant son départ, notamment grâce aux commentaires des stagiaires ayant aidé à la fabrication et puis à l’assemblage des maquettes.

Environ 75% du travail nécessaire à la mise en marché a été réalisé : les premières semaines de stage ont servi au processus d’idéation; lorsque les objets à fabriquer ont été déterminés par l’équipe, l’étape des dessins techniques a débuté; puis, avec l’aide de l’équipe en atelier et des stagiaires, les plans se sont peu à peu transformés en maquettes. « C’était vraiment l’fun de travailler avec toi, de t’entendre parler de tes projets. Tu étais toujours gentille avec tout le monde et, à moi, tu m’as appris beaucoup de choses », partageait un stagiaire ayant participé au projet, au moment de dire au revoir à Florence.

Bilan des activités 2016-2017 du Boulot vers

Au 30 juin de chaque année, Le Boulot vers… termine son entente annuelle avec Emploi Québec. Du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, sur une cible de 37 participants, 69 jeunes ont été admis en stage alors que 36[1] d’entre eux l’ont complété. Les probations non réussies représentent 48% des admissions (33), une hausse par rapport à l’an dernier en raison des difficultés accrues de la clientèle, explique la directrice Jeanne Doré. Les jeunes sont confrontés à des problématiques telles l’absentéisme, par exemple, ou des problèmes de santé mentale diagnostiqués ou non diagnostiqués, comme l’anxiété.

Ce qui est gagnant au Boulot vers, c’est un excellent niveau d’encadrement combiné à un important engagement de la part des stagiaires : 25 participants ont atteint la cible visée durant leur stage, sur une obligation de réussite de 22. « Au Boulot vers, on ne forme pas des ébénistes, on outille des jeunes à jouer pleinement leur rôle de citoyen. Notre mission principale est d’aider le jeune à se mettre en action pour qu’il puisse réaliser ses défis personnels et professionnels afin d’intégrer le marché du travail de façon durable », partage la coordinatrice administrative Marie-Ève Hubert.

Le taux d’insertion 2016-2017 s’élève à 92,5%, un résultat dont tous les artisans du Boulot vers sont particulièrement fiers.

[1] 23 d’entre eux ont intégré un emploi, cinq (5) ont effectué un retour aux études, deux (2) sont tant en emploi qu’aux études, sept (7) sont en recherche active d’emploi.