Mot de la présidente : Un engagement durable

Johanne Pratte - Boulot Vers

Mot de la présidente

Un engagement durable

Durant les 25 dernières années, la barre du Boulot vers a été menée de mains agiles par sa directrice générale Jeanne Doré. Femme de projets, elle a favorisé l’évolution de l’entreprise d’une façon exemplaire.

Au fil des ans, elle a entre autres assisté à plusieurs réformes de l’aide sociale, au transfert fédéral de la formation professionnelle vers le Québec, à la naissance d’Emploi Québec, à la reconnaissance des entreprises d’insertion. Elle a vu à repousser les limites imposées par un marché du travail peu réceptif ni outillé à accueillir des jeunes de plus en plus démunis, connaissant un décrochage scolaire (et social) hâtif, en marge des réseaux de l’emploi. Elle a tenu en équilibre ce modèle d’affaires fondé sur un rendement économique pour une rentabilité sociale : les ventes de meubles et la contribution gouvernementale, juxtaposées à une sollicitation des secteurs de l’entreprise privée et de la philanthropie ; la contribution de près 4 millions de dollars de ces deux secteurs sur un quart de siècle a permis le développement du Boulot vers.

Depuis 1994, Jeanne a amené Le Boulot vers… à rester un modèle et un chef de file de l’insertion en actualisant entre autres son offre, dès 2007, à des jeunes en situation de presqu’itinérance pour leur insertion sociale, via Bouge vers le boulot, un programme devenu un modèle parmi une douzaine d’initiatives du genre au Canada.

Pour la suite de l’œuvre
Jeanne quitte aujourd’hui la direction générale et poursuit son engagement envers Le Boulot vers… à titre de conseillère stratégique. Ainsi, elle travaillera à la mise en place du projet de la Tonnellerie, le nouveau toit de l’organisation ; elle relèvera le défi du montage financier qu’exige ce projet d’ancrage dans la communauté de l’Est de Montréal. Amorcée en 2011, la relocalisation dans l’édifice patrimonial de La Tonnellerie est prévue vers la fin 2021.

Un départ, une arrivée
En signifiant son intention de quitter la direction générale en 2017, Jeanne a travaillé conjointement avec le conseil d’administration au Plan de relève organisationnel mis en place en 2018. Ainsi, on a pu recruter en juin 2019 le directeur général adjoint Jean-François Lapointe. Un an plus tard, Jean-François devient le 3e directeur général du Boulot vers en 37 ans. Travaillant pendant une quinzaine d’années auprès des jeunes décrocheurs, Jean-François a été dix ans directeur de territoire de la région de Montréal pour Avenir d’enfants, une création de la Fondation Chagnon soutenant la mobilisation québécoise en petite enfance. Dès le début de son mandat, il se consacrera à l’optimisation des opérations du Boulot vers.

Johanne Pratte, présidente du conseil

Un lit anti-punaises fortement recommandé !

« C’est sans hésiter que je recommande le lit fabriqué par Le Boulot vers… comme étant un des meilleurs produits à l’abri des punaises de lit ! »

 « À partir de mes suggestions, M. Alain Faille et l’équipe du Boulot vers ont modifié le modèle de leur lit. Ils ont ajouté des pattes en acier inoxydable et des bandes de vinyles aux tiroirs, ce qui rend tous les points de contact avec le sol lisses et empêche les punaises de grimper dans le lit. Ils ont aussi utilisé un produit efficace et durable pour couvrir les joints du lit, ce qui les met à l’abri de la création de crevasses et de fissures.  (…) En plus, M. Faille suggère à ses clients d’utiliser le couvre-matelas anti-punaise Saveguard de ProGuard, un produit approuvé par Santé Canada, comme précaution supplémentaire. »

Harold Leavy, président, Les Entreprises Maheu, une compagnie de gestion parasitaire fondée en 1966, reconnue pour la grande qualité de ses services, son approche en lutte intégrée et durable ainsi que son souci de l’environnement.

Des meubles durables, un achat profitable

« On a établi une formule gagnante à l’Avenue, et Le Boulot vers… en fait partie ! 

Les meubles sont solides, faciles d’utilisation, c’est apprécié. Autre qualité : on peut retourner les meubles en vue de leur restauration. Sablage, teintures pour tables de chevets, tables de cuisine. Y’a des meubles qu’on a depuis 2006, ils sont encore beaux ! La dépense faite à l’achat est alors ventilée sur une plus longue période de temps. »

François Villemure, directeur général
L’Avenue, Hébergement communautaire

Guy Pépin, 1953-2020

Guy Pépin est décédé le 2 juillet 2020, à l`âge de 67 ans, des suites d’un cancer. Il était le fils de Bernard Pépin, décédé plus tôt ce printemps, le 2 mai. L’équipe du Boulot vers tient à offrir toutes ses sympathies à la famille Pépin, durement touchée par ces deux départs. 

Nous n’oublierons jamais que Guy – comme son père Bernard — a été associé de près à la création du Boulot vers : il en est l’un des trois fondateurs, avec Élyse Benoît et Patrice Rodriguez. Ébéniste de formation, il a été responsable de la production dans les années 1980. Puis il a poursuivi sa carrière comme enseignant à l’École Père-Marquette, où il a incidemment continué à soutenir et à former de nombreux jeunes stagiaires provenant du Boulot vers. 

Le départ de Guy laisse dans le deuil les membres de sa famille et ses amis nombreux auxquels nous souhaitons exprimer nos plus sincères condoléances. 

Par ailleurs, on nous prie de mentionner que ceux qui veulent saluer une dernière fois Guy Pépin — ainsi que Bernard Pépin son père — pourront le faire le 24 juillet, de 9 h à 9 h, au Salon funéraire Bleu Ciel (rue Ontario), et pourront assister le 25 juillet 2020, à 13 h, à une célébration à l’Église Très Saint-Nom-de-Jésus. 

Les proches de Bernard Pépin qui souhaitent par ailleurs manifester leur reconnaissance peuvent le faire par un don à la Fondation Boulot vers

 

Photo de famille prise il y a plus de 20 ans –
Quatre générations réunies : de gauche à droite, Guy Pépin, Bernard Pépin son père
et grand-père de Hugo qui suit, lui-même père du poupon que tient Bernard.

Cette œuvre, Tsunami ras-de-marée, est un don de Guy Pépin au Boulot vers. Il s’agit d’un tableau signé par Marie Gélinas, une ébéniste ayant travaillé au Boulot vers et ex-collègue de travail de Guy Pépin au DEP en ébénisterie de l’École Père-Marquette.

 

Les trois fondateurs du Boulot vers, Élyse Benoît (en blanc, deuxième à partir de la droite, au premier plan), Guy Pépin (tout juste à droite d’Élyse) et Patrice Rodriguez (au dernier rang, sous le « O » de la banderole), en compagnie de membres du conseil et de stagiaires, lors d’une célébration anniversaire au milieu des années 1980. 

(Source : Le Boulot vers… 20 ans à meubler des vies, p. 113, par Anne-Marie Mottet, Les éditions Boréal, 2003)

Le boulot vers… répond aux inquiétudes des jeunes en rapport avec la COVID-19

Montréal, le 29 mai 2020 — La question nous est souvent posée : pour les jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent donner un nouvel élan à leur vie, Le Boulot vers… continue d’offrir la possibilité de faire un stage rémunéré d’une durée de 6 mois, et ce, dans le contexte particulier de la COVID-19 que nous vivons.

Les stages ont toujours lieu et se font en tenant compte des mesures de prévention et de sécurité en santé publique qu’impose le coronavirus. 

Plus que jamais, les jeunes ont besoin de soutien en cette période où nos écoles, nos institutions et le milieu du travail ont interrompu leurs activités usuelles : plusieurs se retrouvent actuellement sans cadre, sans référence, et Le boulot vers… peut leur apporter soutien et confiance dans cette transition vers une situation plus stable.

Le monde entier fait face à des circonstances difficiles. Et nous avons besoin des forces vives de notre communauté, particulièrement celle de tous les jeunes, pour faire la différence ! 

Pour adapter le travail en atelier d’ébénisterie et dans les bureaux à la réalité actuelle, de nombreuses mesures sont appliquées dans les locaux du Boulot vers : distanciation physique, lavage récurrent des mains, port du masque, nettoyage des bureaux après réunion, etc.

Nous sommes vigilants et souhaitons transmettre cette attention de tous les instants à nos jeunes participants, à notre personnel et à nos partenaires : en contexte de COVID 19, nous appliquons les meilleures pratiques pour protéger la santé des nôtres. 

La sécurité de tout le personnel a toujours été et demeure notre priorité. En tout temps, nous visons à ce que l’expérience des stagiaires du Boulot vers soit positive, formatrice, enrichissante et significative. 

Personne contact
Le Boulot vers…
Contact : Jean-François Lapointe, directeur général adjoint ; tél. : (514) 259-2312

Donner un coup de main au Boulot vers

Salomé Beretta, 24 ans, stagiaire au Boulot vers (2017-2018) et bénévole (2020)

Récemment sortie de son stage à Boulot vers en janvier 2018, Salomé a rapidement trouvé un emploi dans l’entreprise Aktuel, ébénisterie architecturale et fabricant de mobilier et décors. Elle y est encore, mais comme partout à Montréal et dans le monde, l’entreprise a dû suspendre ses activités dans le contexte de la COVID-19, à la mi-mars.

Qu’à cela ne tienne, dès qu’elle l’a pu, elle a souhaité recommencer :

« J’ai communiqué avec Le boulot vers… aussitôt que le travail a repris dans l’atelier. Je commençais à virer folle, ennuyée de tourner en rond chez moi à cause du confinement. Je voulais être utile, aider, contribuer. Je voulais donner un coup de main à la production au Boulot vers.»

« J’ai travaillé avec les stagiaires qui s’initiaient à l’ébénisterie. J’ai sablé, j’ai laqué, j’ai fait des tâches plus complexes. Je voulais reprendre contact et aussi garder la main dans mon domaine. »

Le Boulot vers… la remercie pour son généreux bénévolat.
Elle est fière de là où elle travaille : elle s’entend bien avec l’équipe d’Aktuel, 12 employés, un atelier d’ébénisterie qui œuvre dans les milieux institutionnels (Jardins botaniques, musée), d’affaires et résidentiel.

« C’est une entreprise très humaine, on est bien traité, Il y a de l’avancement pour moi. En deux ans, on a augmenté mon salaire, on m’a payé une formation pour que j’apprenne le programme Autocad, ça a été interrompu à cause de la COVID, mais bon… J’apprends beaucoup de choses. »

Enthousiaste quand elle parle du Boulot vers, elle souhaite livrer un message aux jeunes qui y passent :

« N’abandonnez pas ! Mettez l’effort, vous y arriverez ! Pour ma part, j’ai énormément travaillé sur moi, j’ai beaucoup galéré, mais j’ai finalement le jackpot, un bon emploi, un bel appartement. »

Accueil

Cap sur la mission

Johanne Pratte - Boulot Vers

Johanne Pratte, présidente du conseil d’administration, Le Boulot vers…

Johanne Pratte, la présidente actuelle du conseil du Boulot vers, affirme d’emblée que pour une entreprise d’économie sociale, il est primordial de garder le cap sur la mission d’insertion durable des jeunes dans la société et sur le marché du travail. Cela peut instaurer un difficile équilibre mais génère au fond un véritable « profit » humain.

D’entrée de jeu, Johanne, directrice générale de l’ARIHQ[1] et grande bénévole au Boulot vers, aborde spontanément la question des valeurs : famille et communauté, insertion, sécurité et sens du travail. Sans négliger l’importance de l’action. Agir !

Psycho-éducatrice de formation, Johanne a par la suite fait une maîtrise en administration. « Ce qui m’attirait à la base, professionnellement, c’était de travailler avec les jeunes en difficulté. » Ainsi, elle a œuvré en santé mentale, en déficience intellectuelle et auprès des personnes âgées en perte d’autonomie.

« Mon parcours s’est fait dans le communautaire. Alors que je travaillais avec un organisme d’hébergement, La Traversée, j’ai connu Le Boulot vers… Je m’en allais acheter des meubles, et quand je suis arrivée à l’atelier, on m’a dit : on va d’abord te faire visiter l’usine. J’ai ainsi découvert cet univers, la mission de l’entreprise. À ce moment-là, j’ai réalisé que j’achetais pas mal plus que des meubles.

« Je travaillais avec des gens aux problématiques lourdes. J’avais devant moi un bel exemple d’organisation où la mission visait vraiment à redonner le goût aux jeunes de réussir, de se faire confiance, une formule parfaite. C’était dans l’action : les jeunes étaient fiers d’eux, réalisaient des choses.

« Je pense que la qualité première du Boulot vers, c’est l’accueil. Le Boulot vers… ouvre sa porte et accueille les jeunes comme ils sont, au niveau où ils sont. Et ça, c’est déjà énorme. Ce qu’on dit à ces jeunes-là, c’est : y’a une place pour toi. On leur donne de l’espoir, la motivation pour poursuivre.

« C’est extraordinaire. L’équipe est valeureuse, la direction, les employés anciens et nouveaux, les générations se côtoient. Ça fait un milieu chaleureux, comme une famille. »

Quand elle parle de recréer un espace familial, Johanne sait de quoi elle parle : « Personnellement, j’ai été chanceuse dans la vie, je le reconnais, j’ai eu une famille extraordinaire, accueillante : quoiqu’il pouvait arriver, mes parents étaient là. Ça m’a aidé beaucoup, dans ma vie. Tu éprouves une sécurité extraordinaire quand tu sais qu’il y a quelqu’un qui va t’aimer sans condition.

« Au conseil, nous avons un mot d’ordre : cap sur la mission ! Parce que cet organisme n’oublie jamais qu’il est une entreprise qui produit dans un contexte précis, particulier : il produit par les jeunes et pour les jeunes. Là réside sa mission, là aussi réside son défi, à la hauteur des valeurs véhiculées par l’organisme, valeurs de respect, de confiance, de réussite et de responsabilisation. À la hauteur de l’accueil que réserve Le Boulot vers aux jeunes aussi. Je peux comprendre que ces jeunes-là sont comme dans le vide. Ça vaut de l’or que Le Boulot vers… puisse les accueillir ! »

[1] ARIHQ : Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec