La clinique dentaire mobile de McGill rend visite au Boulot vers…

La clinique dentaire de Mc Gill au Boulots vers...

Le 19 octobre en fin de journée, la clinique mobile dentaire de McGill était de passage dans l’atelier du Boulot vers… en vue d’apporter des soins dentaires gratuits à 10 stagiaires… (7 jeunes présentement en stage et 3 anciens stagiaires). Il s’agit de la septième année consécutive de partenariat entre la Faculté de dentisterie de l’Université McGill et Le Boulot vers…

L’atelier transformé en clinique dentaire

En moins d’une heure, l’atelier d’ébénisterie s’est transformé en clinique dentaire dirigée par 35 personnes. Il y avait des professeurs et des étudiants (des quatre années de scolarité) ainsi que des bénévoles. Sous la supervision de leurs professeurs, les étudiants ont pratiqué un nettoyage dentaire sur les stagiaires.

Prendre conscience de son hygiène dentaire

Pour ceux ayant une dentition très mal entretenue, un rendez-vous urgent avec la clinique dentaire de McGill a été convenu. Tous les stagiaires présents ont trouvé l’expérience très intéressante, et particulièrement ceux qui ne prennent pas soin de leurs dents régulièrement : « Un stagiaire m’a même avoué à la fin du nettoyage qu’il ne s’était jamais brossé les dents de sa vie et que cette expérience lui avait permis de se rendre compte de l’importance du soin qu’il faut accorder à ses dents » raconte Stéphanie, intervenante au Boulot vers…

 

Le Boulot vers…en tournée dans Saint-Michel et Montréal-Nord

maison de l'Haiti - Montréal Nord

Vendredi 6 octobre 2017, une vingtaine de stagiaires accompagnée des membres du personnel du Boulot vers… se rendent dans Saint-Michel et Montréal-Nord. L’objectif? Permettre à tous de mieux saisir l’importance de ces quartiers pour Le Boulot vers : une visite chez un de nos clients le CPE St-Michel et la rencontre avec diverses organisations comme la Tohu, la Maison d’Haïti et les Fourchettes de l’Espoir. Suivez le guide!

Observer le travail finalisé et intégré chez un client de Saint-Michel

« La visite au CPE Saint-Michel a permis de se rendre compte de l’ampleur du projet réalisé par les anciens stagiaires » explique Marie-Ève, coordonnatrice administrative du Boulot vers. En 2016, Le Boulot vers … a construit du mobilier intégré pour l’aménagement de la 3e installation de ce CPE qui a 40 ans en 2017. Les stagiaires sont unanimes: « Voir notre production dans son aménagement nous fait prendre conscience de notre travail… Quand on fabrique le mobilier, on ne sait pas dans quel contexte il va être utilisé ».

Initiation au recyclage avec la Tohu.

La tournée s’est poursuivie à la Tohu, lieu de diffusion, de création, d’expérimentation de la culture, de l’environnement et de l’engagement communautaire. Les stagiaires ont été fascinés par les technologies écologiques intégrées au bâtiment de La Tohu : « C’est merveilleux ce qu’ils ont fait. Ça me motive à recycler! » explique Maude, stagiaire chez Boulot vers…

Découvrir l’histoire des nouveaux arrivants Haïtiens à Montréal.

Puis, on file vers La Maison d’Haïti, un établissement qui accueille, accompagne et aide, sur le plan de l’employabilité, les nouveaux arrivants haïtiens à Montréal. La directrice Marjorie Villefranche présente son organisation, en contant des histoires diverses sur l’arrivée des Haïtiens, toutes aussi intéressantes les unes que les autres. De l’excursion, la stagiaire Salomé retient: « Je ne savais pas qu’il y avait des Amérindiens sur l’île d’Haïti et j’ai été choquée d’apprendre comment ils ont été éradiqués » et le stagiaire Alpha renchérit : « Tu vois je te l’avais dit, c’est à cause de la colonisation ».

Manger dans un établissement d’insertion sociale, à Montréal-Nord!

Cette tournée se termine autour d’un dîner dans Montréal-Nord, aux Fourchettes de l’Espoir, qui assure, le soutien et l’accompagnement des plus démunis, en favorisant leur intégration au marché du travail. Alpha insiste sur le fait qu’il a particulièrement aimé Les Fourchettes de l’espoir, il pense même y retourner. Salomé s’empresse d’ajouter : « Le bâtiment des Fourchettes de l’Espoir m’a fait penser au Resto du cœur en France. D’abord en raison de leur mission et aussi par la citation de Coluche inscrite sur la façade du bâtiment, relatant l’idée que ce n’est pas de notre faute si les gens sont pauvres, mais ça le devient si l’on ne fait rien ».

Maude affectionne une passion pour le monde de l’art et de l’histoire, la visite à la Maison d’Haïti est d’autant plus enrichissante qu’elle habite dans le quartier et qu’elle n’avait pas connaissance de l’existence de cet organisme.

Fourchettes de l'espoir, restaurant d'insertion sociale à Montréal Nord

« N’attendons pas trop longtemps pour refaire cette virée » concluent les stagiaires. Une à deux visites par an dans ces quartiers s’avèrent nécessaires. À quand la prochaine?

Travaillons ensemble…

Dans un article paru récemment dans Le Devoir, Louis Audet, pdg de Cogeco se prononce sur l’engagement du milieu des affaires dans le débat public. Je réalise que des dizaines de gens d’affaires ont manifesté cet engagement, non seulement par la parole mais également par l’action, en devenant donateurs ou membres du conseil d’administration du Boulot vers… et ce, depuis 1983.

Pour Louis Audet, les personnes travaillant dans le milieu des affaires devraient contribuer à tout débat public, quel qu’il soit. Selon lui, c’est par la parole et la discussion que de nombreuses problématiques pourraient être évitées ou rapidement réglées. Il donne notamment l’exemple de la montée en puissance du populisme au Canada. Pour M. Audet, c’est parce que les « élites » ne s’expriment pas publiquement qu’elles sont blâmées. C’est aussi parce qu’on ne parle pas plus ouvertement de l’immigration et de l’identité du pays que la population canadienne s’en inquiète, et conséquemment, vote davantage pour des partis souvent populistes, véhiculant des peurs sans se baser sur des vérités confirmées.

En 2017, la prise de parole est essentielle, par les représentants du milieu des affaires traditionnelles, mais également par les agents de l’économie sociale. Le Boulot vers… doit rendre son action plus visible pour permettre à un plus grand nombre de jeunes une intégration sociale et professionnelle durable. En mettant de l’avant les résultats de notre action, nous rendrons possible la création de partenariats riches avec les entreprises privées mais également avec les milieux institutionnels et communautaires.

Une telle vision nous amène à une cohésion qui permet d’enrayer des contractions. La nouvelle stratégie financière de Loto Québec visant à « séduire les jeunes de 18-35 ans » à travers la mise en place de jeux d’argent et de hasard sur Internet en est un triste exemple. Cette stratégie invite continuellement les jeunes au jeu, en particulier ceux à qui Le Boulot vers… vient en aide, et elle fragilise les individus à tous les points de vue. Le Boulot vers… a fait le choix d’investir dans l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en difficulté depuis plus de trente ans. Nous avons plus que jamais besoin d’amener les gens d’affaires, acteurs du milieu communautaire et décideurs à travailler ensemble afin de proposer des solutions à cette stratégie de Loto Québec.

Ces échanges et ces partenariats multi-milieux ont un effet immédiat. Ils apportent une ouverture d’esprit dans une société qui développe ainsi une meilleure cohésion sociale et débouche sur un développement économique plus équitable.

Voir aussi le combat de Peter Simons (DG de la maison Simons), citoyen, père et homme d’affaires.

Achat mobilier : Daniel Desputeau explique pourquoi la CDC Rosemont choisit de travailler avec le Boulot vers

Achat Mobilier sociale : entrevue avec Daniel Desputeau

M. Desputeau est agent de développement pour la Corporation de développement communautaire (CDC) de Rosemont. L’organisme pour lequel il travaille est client du Boulot vers… . De passage dans nos bureaux le 2 octobre dernier, il a accepté de répondre à nos questions :

Un mot sur la CDC de Rosemont…?

Regroupement multisectoriel, la CDC de Rosemont a pour mission d’assurer la participation et la concertation des acteurs du milieu communautaire au développement social de Rosemont. Nous travaillons dans une perspective de lutte contre la pauvreté et pour une transformation sociale.

Depuis quand et pourquoi la CDC de Rosemont achète du mobilier au Boulot vers… ?

Depuis trois ans, la CDC de Rosemont travaille avec Le Boulot vers… . Cette collaboration a vu le jour suite à une mobilisation citoyenne revendiquant l’installation de bibliothèques libre-service dans le quartier de Rosemont.
L’idée nous est venue de nous associer au Boulot vers… pour deux raisons principales. Premièrement, les valeurs sociales de Boulot vers… épousent celles de la CDC Rosemont; deuxièmement, l’entreprise d’économie sociale se trouve à proximité de notre quartier Rosemont.

Satisfait du mobilier que le Boulot vers… produit?

Oui, vraiment! Le rapport qualité-prix des meubles du Boulot vers… défie toute concurrence. Notre association a permis de leur faire de la publicité auprès de nos partenaires à Montréal. L’équipe de l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal a contacté Le Boulot vers… lorsqu’elle a su qui était le fabriquant de nos bibliothèques.   Le Boulot vers… a produit une trentaine de bibliothèques pour la CDC de Rosemont du commencement de notre collaboration à aujourd’hui. Ces jours-ci, nous entamons la fabrication d’un nouveau produit pour la signalisation de nos ressources sur le territoire
de l’Arrondissement Rosemont-Petite- Patrie.

Les mardis BoulOTversant

Le 19 septembre dernier, Le Boulot vers… a tenu son premier Mardi BoulOTversant, l’occasion de réunir les intervenants de diverses organisations communautaires de Mercier/Hochelaga-Maisonneuve.

Notre aide à la commercialisation, Jesula Taylor, stagiaire 2006, a accueilli une dizaine de candidats pour une visite de notre atelier – usine. Ravis de la visite, les participants ont beaucoup apprécié. Cette « première » a été l’occasion pour eux d’échanger sur les divers services qu’ils offrent à leur clientèle respective.

La prochaine rencontre aura lieu le 3 e mardi du mois prochain, soit le 17 octobre, de 8h à 8h45 AM. Inscrivez-vous auprès de Jesula au (514) 259-2312 ou par courriel info@boulotvers.org qui vous attendra avec un déjeuner BoulOTversant.

Le Boulot vers… et le Collège Jacques-Prévert

Les stagiaires du Boulot vers sont fiers des meubles qu’ils ont produits pour le Collège Jacques-Prévert dans Cartierville à Montréal. Le contremaître de l’atelier Gérald Tremblay salue tout particulièrement la qualité d’exécution, de minutie, de cette production, « réalisée à 99% par les jeunes femmes du Boulot vers », dit-il.

Le Boulot vers… adhère complètement aux valeurs de ce collège dont le « goût du travail bien fait et le sens de l’effort » sont au cœur du développement de l’estime de soi et du respect des différences.

 

“Manger pour apprendre – Apprendre pour manger”

Cette expression a peut-être des airs simplistes, pourtant elle résulte de l’expérience d’une société qui fonctionne bien. Tout individu quel qu’il soit, s’il n’est pas nourri, se trouve dans l’incapacité de travailler (d’étudier). Un cercle vicieux se déclenche infailliblement, puisqu’à partir du moment où il n’est pas en mesure de travailler, il n’est pas non plus en position pour subvenir à ses besoins primaires. Comment parvenir à arrêter cette spirale infinie, est-ce que le Québec peut y mettre fin?

Des programmes d’alimentation scolaires implantés partout sauf au Canada!

Dans un article paru dans Le Devoir du 17 septembre dernier, on apprend qu’il y a aujourd’hui 368 millions d’enfants dans le monde qui reçoivent au moins un repas par jour lorsqu’ils sont à l’école publique. Le Brésil, étant l’initiateur des programmes de repas scolaires depuis 1954, la sécurité alimentaire des enfants est devenue petit à petit depuis plus de 60 ans un enjeu primordial pour les pays du G7; le Canada est le seul pays de ce groupe qui n’offre pas de programme d’alimentation scolaire. Même s’il existe des organismes d’économie sociale au Canada (tel « Le Club des petits-déjeuners ») permettant à des milliers de jeunes dans le besoin de se nourrir, la différence est colossale, entre la proportion de jeunes bénéficiant de ces repas (environ 203 852) à celle des jeunes les nécessitant (environ 1 million). Depuis 1990, lorsque l’ancien Premier Ministre Jean Chrétien exprimait son rêve d’éradiquer la pauvreté, le Canada aurait eu une superbe opportunité de couvrir les besoins de l’ensemble des jeunes Canadiens pauvres! En 2017, au Brésil toujours, 45 millions d’élèves fréquentant une école publique mangent gratuitement sur l’heure du midi.

Un gouvernement passif face aux problèmes d’alimentation!

Le Gouvernement du Québec quant à lui a des croûtes à manger pour être cohérent, ne serait-ce que dans ses objectifs : un Ministre de l’Éducation qui souhaite augmenter l’allocation alimentaire à toutes les écoles québécoises alors que seules celles répertoriées comme « les plus défavorisées » bénéficient pour le moment de cette allocation; au même moment, un Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale qui prévoit d’imposer la participation au nouveau programme Objectif emploi à toutes personnes percevant l’aide sociale pour la première fois, sous risque de les contraindre à des pénalités financières affligeantes et révoltantes pour des individus vivant déjà dans une extrême pauvreté.
Enfin, la cerise sur le sundae, un Ministre des Finances de ce même gouvernement qui cherche éperdument des surplus budgétaires toujours plus importants, en « épargnant », trop souvent, sur le dos des plus démunis!

L’alimentation, le carburant essentiel de tout être humain pour voir plus loin!

Ces enfants mal nourris augmentent en nombre; lorsqu’ils deviendront adultes, ils se retrouveront dans la même situation que leurs parents. Pendant ce temps, après avoir eu droit à leur petit-déjeuner gratuit, tous les élèves de la ville de New York mangent gratuitement le midi. Il est indispensable, au Québec, de trouver une solution pour briser le cycle inhumain de la pauvreté.

Des meubles qui passent le temps

Voici une vieille commode 3T fabriquée en 2010

Des meubles durables et robustes!

Prise la semaine dernière, cette photo vous montre une commode fabriquée par Le Boulot
vers… en 2010! Destinée à un client qui loge, depuis une trentaine d’années, des personnes
ayant des problèmes de santé mentale, nous la retrouvons intacte.

Le Boulot vers… est fier de fournir un mobilier durable à sa clientèle commerciale. Nos clients
achètent principalement des meubles pour enfants pour les CPE, ainsi que des meubles pour
adultes destinés aux ressources d’hébergement ayant des clientèles en difficulté.
En élargissant son créneau commercial aux acheteurs du secteur public (mobilier
institutionnel extérieur ou intérieur) au cours des récentes années, Le Boulot vers… continue
de garantir la qualité de fabrication de ses meubles, ainsi que leur durabilité.

Méditer, pour quoi?

La méditation en insertion durable

La méditation : un moment pour soi et les autres!

Connaissez-vous Deepak Chopra? C’est un grand maître de la méditation et de la médecine douce aux États-Unis. Auteur de best-sellers, il cherche à rendre simple et accessible la pratique de la méditation.

Pour ma part, je ne connaissais pas Me Chopra jusqu’à ce que je lise la chronique de Marie-Claude Lortie, dans La Presse de septembre. De son côté, depuis quelques années, Le Boulot vers… constate que le simple fait de (bien) respirer devient une technique d’intervention en soi. Un excellent bénéfice pour des stagiaires ayant vécus des difficultés importantes dans leur vie.

Des séances de méditation au Boulot vers… : Des résultats très encourageants!

Depuis le début 2017, nous avons mis au programme un volet « méditation », avec l’enseignante Nadine Bachand, spécialiste en mieux-être et gestion du stress. Une série de six rencontres ayant chacune des thèmes différents permet à 6 stagiaires de « s’entraîner » à méditer. Madame Bachand complète ce programme de méditation par des audios à écouter à la maison. Au cours de l’année, nous avons enregistré plus d’une trentaine de stagiaires participants, en plus du personnel du Boulot vers…

L’intervenante Myriam Deslongchamps voit des changements importants s’opérer sous ses yeux : des visages sereins que tous montrent après une session, un meilleur contrôle sur l’impulsivité de certains, sur l’anxiété pour d’autres. Bref, un outil concret qui donne à tous ces « pratiquants de la méditation » un pouvoir plus grand sur leur vie.

Myriam relate l’anecdote suivante : « Une session a surpris tous les stagiaires concernés quand Nadine les a fait méditer à partir de la dégustation d’un raisin pendant une session de méditation. Une dégustation qui a tout de même fait que le lendemain, tous ceux et celles qui y avaient participé avaient des raisins dans leur lunch du midi. »

Enfin, Les stagiaires se prêtent au jeu de la méditation d’autant que leur propre employeur (Le Boulot vers…) en a fait un investissement.

Après tout, comme le dit Chopra :

« Au lieu de se ronger les ongles, on devrait plutôt chercher des solutions créatives aux défis qui se présentent ».

 

Source : « De quoi méditer » rédigé par Marie-Claude Lortie dans le journal des Affaires