Le Boulot vers… et Exeko, un partenariat créatif et humain

Le Boulot vers…et l’organisme Exeko travaillent depuis mai dernier à mettre en place un volet de formation résolument axé sur l’exercice de la citoyenneté, par la créativité sous toutes ses formes.

Créé en 2006, Exeko utilise la créativité pour l’inclusion sociale des personne en situation ou à risque d’exclusion. Exeko cherche à donner le pouvoir à tous les individus de s’exprimer sur les enjeux qui les touchent, que ce soit par le dessin, la lecture ou une simple conversation. En créant cette nouvelle collaboration, Le Boulot vers… est encore davantage à l’écoute de ce que les stagiaires ont à dire sur une foule de sujets, et ce, de façon systématique.

« En 2011, un de nos partenaires s’est rendu compte que dans la rue il y avait un besoin auquel personne ne répondait, le besoin de santé intellectuelle et culturelle. On s’est dit « c’est un créneau pour nous ». On brise un peu l’idée de la pyramide de Maslow, dans le sens où c’est tout aussi important de réfléchir que de manger », lance la chargée de projet du Pôle Ville inclusive chez Exeko, dans une entrevue publiée par Le Devoir dans l’édition du 12 et 13 août dernier.

Le Boulot vers… meuble le Planétarium de Montréal

Connaissez-vous Espace pour la vie, situé aux abords du Stade olympique? Là se trouve une réalisation bien spéciale pour nous, Le Boulot vers…, la boutique du Planétarium de Montréal, complètement meublée en 2017 par le travail des stagiaires.

La fabrication de ces meubles a représenté un beau défi pour Le Boulot vers…, en raison du travail à faire avec des dimensions différentes, des designs variés, et ce, à même des matériaux tels que le bois, le plexiglass et le métal.

Cette collaboration avec le Planétarium de Montréal permet une fois de plus au Boulot vers de mettre à profit sa mission d’insertion sociale et professionnelle, à travers la valorisation de tous les types d’apprentissages. « Lorsque les visiteurs se déplacent au Planétarium, ils souhaitent apprendre. Le même principe s’applique aux jeunes du Boulot vers. En débutant un stage, ils sont conscients que plusieurs apprentissages les attendent, autant du point de vue personnel que professionnel », partage la directrice générale du Boulot vers, Jeanne Doré.

Mobilier urbain : des bacs LBV à jardiner pour des ruelles de l’Arrondissement RPP

La présence du mobilier urbain extérieur fabriqué par les jeunes de LBV se répand dans les différents quartiers montréalais: trois terrasses dans Ahuntsic/Bordeau/Cartierville pour l’Association des gens d’affaires de Gouin Est (AGAGO), des sculptures pour deux parcs de RPP, dix micro-bibliothèques pour l’Arrondissement Plateau-Mont-Royal … Maintenant, c’est au tour de l’Arrondissement Rosemont/La Petite-Patrie (RPP) de profiter de l’expertise de LBV. Au total, 18 bacs à jardiner de différentes dimensions ont été livrés et installés en juin dernier dans les ruelles de RPP.

Depuis 1983, Le Boulot vers… fait le choix de fabriquer du mobilier à utilité sociale; son mobilier urbain extérieur a été intégré à son offre commerciale au cours des dernières années, particulièrement durant la période estivale. Cette nouvelle catégorie de clients s’ajoute aux maisons d’hébergement, Centres de la Petite Enfance (CPE), etc. Depuis sa création, Le Boulot vers…  favorise des projets servant la communauté.

Tant pour ce contrat pour l’Arrondissement RPP que pour tous les autres projets de mobilier à utilité sociale,  les jeunes de LBV créent un mobilier dont peuvent profiter l’ensemble des citoyens. La fabrication de mobilier à utilité sociale devient ainsi un outil pour fournir l’occasion à un jeune de produire pour sa communauté. Ultimement, cela lui permet de créer un sentiment d’appartenance envers la société pour laquelle il apprend via Boulot vers à s’intégrer socialement et professionnellement.

L’insertion au Boulot vers, 34 ans à l’écoute des besoins des jeunes!

Comment permettre à un jeune en difficulté de transformer de façon durable son parcours professionnel et personnel ? Le Boulot vers… a décidé de profiter de son 35e anniversaire, qui aura lieu l’an prochain, afin de faire un bilan de son approche en matière d’insertion et retracer le parcours de ceux et celles qui ont été directement impliqués : les stagiaires arrivés au Boulot vers depuis 1983.

Depuis 34 ans, le taux de réussite annuel du Boulot vers en matière d’insertion sociale et professionnelle se situe en moyenne à 87%. Cet été, la personne embauchée pour effectuer les appels aux anciens stagiaires est ainsi partie en quête de l’histoire du plus grand nombre d’entre eux, afin de mettre des mots sur divers parcours d’insertion. Elle partage un avant-goût de ce qui nous attend en 2018.

Stagiaire en 2002, pour Isabelle, Le Boulot vers… offre la possibilité aux jeunes de sortir de l’isolement social : « En 2003, je suis partie en France avec LBV et déjà, on voyait des récurrences dans les chemins de vie. Il y avait des familles déchirées, des jeunes qui se cherchaient. Ça nous permettait de voir qu’on n’était pas tout seuls. Même si on s’y prenait différemment, au fond on cherchait tous la même chose: s’accomplir, être aimé et surtout, on cherchait comment on pouvait être utile ».

Pour Simon, stagiaire en 1994, l’équipe du Boulot vers a su être à l’écoute de ses besoins, en l’aidant à cibler ses objectifs : « Je me rappelle des rencontres avec l’orienteur. (…), ça m’a été utile pour me remettre sur les rails. J’avais 18 ans lorsque j’étais à LBV et j’étais dans une période un peu  »je m’en foutiste ». Rien ne m’intéressait. LBV m’a donné le goût du travail et de faire de quoi dans la vie. Ça m’a donné quelque chose dont j’avais besoin, comme une famille ».

Stagiaire en 1988, Pierre Théberge témoigne en ces mots dans Le Boulot vers…20 ans à meubler des vies, paru en 2003, comment s’est passé la première fois où il a été en contact avec le conseil d’administration du Boulot vers : « J’avais été surpris de voir qu’ils parlaient de nous, des problèmes qu’on vivait, de pourquoi on arrivait en retard. (…) Ça m’a vraiment surpris de voir que leur intérêt allait d’abord aux jeunes ».

Depuis bientôt 35 ans, Le Boulot vers…mise sur une vision sociale inclusive et œuvre pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de tous les horizons: « Ça peut aider tout le monde, LBV. Ça peut arriver à tout le monde d’avoir un moment plus difficile dans sa vie, peu importe notre éducation, notre réseau de soutien. Ça nous prend des gens qui nous aident à nous remettre sur pattes » partage Ly, une stagiaire de 2005.

Photo: Manon Lebeau, durant la période où elle a travaillé au Boulot vers de 2000 à 2014, a été au service de près de la moitié des 3000 jeunes qui sont venus au Boulot vers depuis 1983.

Santé mentale et marché du travail : l’importance de connaître ses droits

Action Autonomie, le collectif pour la défense des droits en santé mentale de Montréal,  vient de rendre accessible au public un guide pour la défense des droits en santé mentale intitulé « Ma santé mentale et mes droits au travail ». À titre d’entreprise d’insertion fondée il y a près de 35 ans, Le Boulot vers…acclame cet effort visant à donner des moyens pour permettre un marché du travail plus inclusif.

Le droit à l’égalité, tel qu’énoncé par l’article 10 la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, ne peut avoir un sens que si nous savons comment le revendiquer : « L’objectif du guide vise à éclairer les personnes sur leurs droits quant à différentes facettes de ces problématiques et à les outiller sur leurs recours pour faire respecter leurs droits ».

Depuis 2014, plus de 80% des stagiaires qui sont acceptés pour effectuer un stage au Boulot vers…possèdent une problématique en santé mentale, diagnostiquée ou non diagnostiquée[1]. En 2012 et 2013, ce chiffre se situait à près de 60%. Cela signifie que plus de la moitié des stagiaires du Boulot vers sont touchés de façon constante par des problématiques en santé mentale, une statistique qui tend à augmenter au fil des dernières années.

Le Boulot vers… cherche à permettre à un jeune de mieux comprendre ses difficultés lors de sa période de  stage, afin qu’il puisse être davantage outillé face au marché du travail. L’Entreprise d’insertion est ainsi à même de témoigner que ces difficultés sont encore plus importantes lorsqu’un jeune doit identifier, accepter et puis surmonter certains enjeux liés à sa santé mentale.

Pour ceux et celles intéressés à télécharger le guide « Ma santé mentale et mes droits au travail », vous pouvez cliquer ici.

 

[1] Les problématiques de santé mentale non diagnostiquées sont : troubles du sommeil, anxiété, stress.

Mobilier pour l’Arrondissement du Plateau-Mont-Royal : au-delà du style, un projet d’économie sociale!

Depuis 1983, Le Boulot vers… fait le choix de fabriquer du mobilier à utilité sociale. Ainsi, pas surprenant qu’il réponde à un appel d’offres public en début 2017 pour du mobilier urbain sur le Plateau Mont-Royal.

Une bibliothèque, dont le style rappelle celui des films de Tim Burton, est le résultat d’une soumission présentée par Le Boulot vers…, en réponse à un appel d’offres de l’Arrondissement du Plateau-Mont-Royal, publié en février dernier. Officiellement obtenu en mai, le contrat de 10 micro-bibliothèques a pu se réaliser durant les mois de juin et juillet. La livraison s’est faite juste avant la fermeture, pour les vacances, de l’atelier du Boulot vers.

Économie sociale au carré 

Le Boulot vers… a invité une autre entreprise d’insertion, Formétal, à participer à ce contrat: Formétal est devenu le fournisseur du pied de métal nécessaire au soutien de la micro-bibliothèque. « Pour Le Boulot vers…, rappelle la directrice générale Jeanne Doré, l’historique de collaboration avec Formétal remonte à aussi loin que la conception de cette entreprise d’insertion du sud-ouest montréalais, alors que les fondateurs de Formétal faisaient l’apprentissage de l’insertion sociale et professionnelle, en effectuant un « long stage, près de deux ans » dans l’atelier du Boulot vers,  à la fin des années 80 ».

La spécificité de chaque projet d’économie sociale tient au fait qu’au sein d’une entreprise d’insertion comme Le Boulot vers… ou Formétal, chaque mandat devient une occasion de multiplier les apprentissages et, par conséquent, de développer de nouvelles compétences.

Une micro-bibliothèque dans son milieu, pour une économie sociale au cube

 Après avoir été fabriquées par des jeunes de la communauté, il appartient désormais aux résidents de l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal de profiter de ces dix micro- bibliothèques. Par la communauté, pour la communauté, voilà le type de projet d’économie sociale auquel Le Boulot vers… croit et aime contribuer.

Faculté de l’aménagement de l’UdeM et LBV, pour des meubles à utilité sociale

Tout a commencé au début des années 90 lorsque Le Boulot vers… a conçu un équipement utile, sécuritaire et abordable pour les garderies (depuis devenues CPE) : une poussette « huit places », appelée l’auto-puces. Fruit d’une collaboration entre la Faculté de l’aménagement, l’École de Technologie supérieure et LBV, l’auto-puces a été un modèle de meuble à utilité sociale répondant à des normes exemplaires de design et de fabrication. Plus tard, cette collaboration avec la Faculté de l’aménagement s’est poursuivie, entre autres, sous forme d’offres de stages.

« L’œuvre du Boulot vers, c’est l’affaire de tout le monde. Les jeunes que nous aidons ont besoin de toute une société pour gagner le marché du travail : s’ils n’ont pas été longtemps à l’école, d’autres jeunes le font et leurs compétences sont utiles au Boulot vers », partage la directrice générale du Boulot vers Jeanne Doré.

En 2017, la stagiaire Florence Girard-Laperrière, étudiante de 3e année en design industriel, utilise ses compétences à concevoir des produits découlant des « chutes » de la production de LBV qui se transformeront en « meubles » à utilité sociale.

« Pour moi, le défi c’est d’anticiper le type de retailles générées par la production et, par la suite, de concevoir des produits pour optimiser la ré-utilisation de cette matière première » révèle la stagiaire Florence.

Préoccupé depuis plusieurs années par l’optimisation de toutes ses ressources, Le Boulot vers… a toujours eu à cœur la ré-utilisation de ses matériaux; au cours des dernières semaines, l’équipe s’est rapidement mobilisée pour permettre à Florence de proposer à court terme des produits dont la fabrication et l’assemblage doit demeurer simple: ainsi, les nouveaux stagiaires pourront les fabriquer en début de stage.

Stagiaires du Boulot vers, stagiaire de la Faculté de l’aménagement et ré-utilisation de matières premières … une collaboration qui profite à l’environnement québécois dans son ensemble!

35 ans à meubler des vies

Pour fêter ses 35 ans, Boulot vers… part à la conquête de témoignages d’anciens stagiaires.
« Je ne suis plus la même personne grâce au Boulot vers…Ça a changé ma façon de vivre et de penser. Tous mes premiers emplois je les ai eus grâce au Boulot vers…» (Justine Paradis, stagiaire en 2010 )
Si vous êtes un ancien stagiaire et que vous avez envie de nous partager votre histoire depuis la fin de votre stage, contactez-nous!

Construction de 3 terrasses

« J’ai vraiment apprécié travailler avec Boulot Vers. J’ai particulièrement apprécié leur grande collaboration et leur service, très courtois. L’entreprise a bien compris son mandat et a su respecter l’échéancier établi ».
 – Marie-Claude Latour, architecte et secrétaire, Association des gens d’affaires de Gouin Est (AGAGO)

L’expertise à l’action

C’est avec fierté que Le Boulot vers…  poursuit la fabrication de son mobilier de chambre, avec au cœur de celui-ci son lit anti-punaise.  Une ressource pan-canadienne en toxicomanie vient d’acheter 24 lits dont la livraison se fait en juillet. Depuis plusieurs années, Le Boulot vers… lutte contre la punaise de lit en fabricant un lit anti-punaise qui a reçu en 2012 l’approbation de l’exterminateur Harold Leavy (Entreprises Maheu).